Les arnaques financières en ligne explosent en France, poussant plusieurs associations de consommateurs à hausser le ton. Dans un communiqué commun publié ce jeudi, l'UFC-Que Choisir, Familles Rurales et l'Association Force Ouvrière Consommateurs dénoncent l'inaction des pouvoirs publics et des géants du numérique face à ce fléau.
Une hausse alarmante des signalements
Selon les données de la plateforme gouvernementale Pharos, les signalements d'arnaques financières ont bondi de 45% en 2025 par rapport à l'année précédente. Les escroqueries les plus courantes concernent les faux investissements, les cryptomonnaies et les prêts frauduleux. Les pertes financières pour les victimes se chiffrent en centaines de millions d'euros.
Des mesures insuffisantes
Les associations pointent du doigt le manque de réactivité des autorités. « Les plateformes comme Meta, Google ou X ne font pas le nécessaire pour supprimer les contenus frauduleux », déplore Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Elles réclament une meilleure coopération entre les États et les entreprises technologiques pour bloquer rapidement les sites malveillants.
Des recommandations concrètes
Les organisations proposent plusieurs pistes :
- Créer un numéro vert dédié aux signalements d'arnaques financières.
- Obliger les plateformes à vérifier l'identité des annonceurs.
- Renforcer les sanctions contre les fraudeurs.
- Mettre en place un fonds d'indemnisation pour les victimes.
Elles appellent également à une campagne nationale de sensibilisation pour informer le public des risques. « Les consommateurs sont souvent trop confiants face à des offres alléchantes », rappelle Françoise Thiébault, de Familles Rurales.
La réponse des autorités
Interrogée, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) indique avoir intensifié ses contrôles. « Nous avons fermé 1 200 sites frauduleux en 2025, mais la tâche est immense », explique un porte-parole. Le gouvernement promet de présenter un plan d'action dans les prochaines semaines.
En attendant, les associations exhortent les consommateurs à redoubler de vigilance et à signaler toute tentative d'arnaque sur le site cybermalveillance.gouv.fr.



