Un achat qui tourne au cauchemar
Un habitant de Meurthe-et-Moselle, prénommé Marc, a vécu une mésaventure rocambolesque après avoir acheté une tenue de moto sur Le Bon Coin. Début septembre, il a flashé sur une annonce et a conclu la vente avec le vendeur, situé dans le sud de la France, pour un montant de 660 euros. Confiant, il a effectué le paiement en dehors de la plateforme sécurisée. Le colis a été expédié le 17 septembre via Mondial Relay, avec une livraison prévue sous cinq jours dans un locker à Gondreville. Mais très vite, le suivi s'est bloqué à l'étape "logistique", puis est passé en statut "enquête". Le paquet est devenu introuvable.
Une découverte surprenante
Quelques jours plus tard, en effectuant des recherches, Marc a eu la surprise de retrouver la même tenue de moto mise en vente sur Le Bon Coin par une société basée à Toulon. Cette entreprise, spécialisée dans le rachat de colis perdus, affichait l'équipement à 900 euros. "J'ai envoyé l'annonce au vendeur initial, qui a reconnu l'équipement : mêmes accrocs, mêmes traces d'usure", a-t-il déclaré. Une rencontre trilatérale a été organisée, et le revendeur a affirmé avoir acquis l'équipement pour 180 euros, dans les règles.
Un système légal mais méconnu
Comment est-ce possible ? Selon les explications, Mondial Relay aurait réorienté le colis vers une société de rachat après qu'il a été considéré comme perdu et non réclamé. Le propriétaire n'étant pas identifiable, le bien a été basculé parmi les colis non réclamés, puis revendu. Marc a perdu 660 euros, mais grâce à l'assurance du vendeur initial, qui a partagé l'indemnisation, sa perte s'est limitée à 80 euros. Cette affaire met en lumière une pratique légale mais peu connue du grand public, qui peut surprendre les acheteurs.



