Leroy Merlin Saintes ouvre enfin après seize années de démarches
Ce mardi 14 avril marque un jour historique pour les habitants de Saintes et ses environs : le magasin Leroy Merlin ouvre enfin ses portes au public. Situé à Saint-Georges-des-Coteaux, près de Saintes, cet établissement attendait son inauguration depuis seize longues années, ponctuées de nombreux rebondissements administratifs et commerciaux.
Un parcours semé d'embûches
L'ouverture n'a pas été une sinécure. En novembre dernier, la Commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) a émis un avis défavorable, synonyme de refus d'ouverture qui aurait pu être définitif. Cette décision a constitué une réelle source d'inquiétude pour les 102 collaborateurs recrutés pour faire vivre ce nouveau point de vente.
Le magasin a également dû faire face à des recours de deux concurrents directs, Bricomarché et Mr. Bricolage, qui ont contesté son implantation. La principale critique portait sur la surface totale du projet, jugée trop importante par rapport aux enseignes déjà présentes dans la zone d'activité commerciale (ZAC), qui totalise 10 000 m².
Une surface réduite pour respecter les normes
Pour se conformer aux exigences réglementaires, Leroy Merlin a dû revoir sa copie à plusieurs reprises. La surface de vente initiale a été divisée quasiment par deux, pour se cantonner aujourd'hui à 4 898 m², drive compris. Cette configuration en fait l'un des plus petits magasins de l'enseigne sur le territoire hexagonal, comparable à ceux conçus spécifiquement pour les centres-villes.
Alexandre Zack, le directeur du magasin, confie : « Cette période d'incertitude nous a permis d'aller plus loin sur le projet. Le passé, c'est le passé, on regarde devant désormais. » Une philosophie partagée par l'ensemble de l'équipe, qui préfère tourner la page sur les difficultés rencontrées.
Une équipe mobilisée pendant l'attente
Pendant la période d'attente du feu vert définitif, les 102 collaborateurs ont soit continué de se former sur place, soit été affectés temporairement dans les établissements voisins de Niort, Puilboreau, Bordeaux et Angoulême. Près d'un tiers de l'effectif provient de mobilités internes, comme Pauline Cuvillier, 26 ans, qui arrive de Caen. Le reste a été recruté localement.
Delphine Guénon, responsable de secteur et ancienne élue de Saintes, témoigne : « Bien sûr qu'il y a eu un moment de doute. Pendant cette période, on a eu des opportunités pour s'aguerrir. » Une attitude positive qui a permis à l'équipe de rester soudée malgré les incertitudes.
Optimisation ingénieuse des rayons
Avec une surface réduite, le directeur et son équipe ont dû rivaliser d'imagination pour proposer 29 000 références en magasin, contre 34 000 habituellement dans un magasin standard comme celui de Puilboreau. « Chaque mètre carré compte », résume Alexandre Zack.
L'enseigne a notamment dû renoncer à sa cour des matériaux traditionnelle, intégrant 90% des références dans un rayon dédié à l'intérieur du magasin, avec les prix affichés directement au mur. « Au lieu d'avoir des prix parfois équivalents pour un même produit, on a fait la chasse aux doublons », explique le directeur. Pour chaque référence, le magasin propose désormais une entrée de gamme, un produit au bon rapport qualité-prix et une version haut de gamme.
Des solutions astucieuses ont été mises en place : ajout de tablettes supplémentaires pour optimiser l'espace en rayon, utilisation de panières plus profondes, et présentation d'échantillons pour guider les clients. L'équipe attend maintenant avec impatience les retours des premiers clients, qui devraient affluer par curiosité dans les prochains jours.



