G7 débarque à Bordeaux avec le réseau Taxi Télé pour contrer les VTC
G7 s'étend à Bordeaux via Taxi Télé

Sous l'impulsion de son président Mohammed Abdelhakim, le réseau d'artisans taxi bordelais Taxi Télé devient le fer de lance du service de taxi G7 à Bordeaux. L'application, bien connue à Paris, sera déployée fin juin dans l'agglomération bordelaise et le bassin d'Arcachon. Cette extension marque une première pour la filiale du groupe Rousselet hors région parisienne.

Une diversification inédite

G7 s'appuie sur la montée en puissance de Taxi Télé, premier réseau de taxis de Bordeaux avec 150 chauffeurs artisans. Une interconnexion avec d'autres taxis est également prévue. Cette initiative intervient alors que G7 réduit le nombre de ses chauffeurs affiliés en Île-de-France, passant de 10 500 à 9 500, via le non-remplacement des départs en retraite.

Un partenariat de longue date

Nicolas Rousselet, PDG du groupe, a annoncé cette diversification lors d'une conférence de presse le 6 mai. Mohammed Abdelhakim, président de Taxi Télé, explique : « On travaille avec G7 depuis sept ans pour le transport de salariés d'entreprise. Depuis un an, on réfléchissait à pousser ce partenariat plus loin. »

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Une stratégie méthodique

Mohammed Abdelhakim, chauffeur de taxi de métier, a entrepris de rénover le réseau fondé en 1972. Il s'est toujours opposé aux manifestations anti-Uber : « Je suis convaincu qu'on s'est trompé de combat dès le premier jour. » Rémi Girot, chauffeur Taxi Télé, ajoute : « Mohammed nous a dit : "On peut trouver une solution." »

Redévelopper le taxi à Bordeaux

Le premier chantier a été de redévelopper le taxi à Bordeaux, en étant présent dans les stations et en couvrant la ville. Un maillage passé par l'interconnexion avec d'autres réseaux girondins et les indépendants. « Avant, on était concurrents, aujourd'hui, on est sept réseaux interconnectés », souligne Abdelhakim.

La discipline comme atout

Taxi Télé s'est doté d'un conseil de discipline pour les chauffeurs. Un chauffeur peut être suspendu par ses pairs, par exemple un mois pour un détour injustifié. Depuis un an et demi, le réseau sollicite systématiquement un avis Google sur chaque course. Résultat : 2 340 avis avec une moyenne de 4,7/5.

Des résultats probants

En six ans, le chiffre d'affaires du GIE a bondi de 40 %, le nombre de chauffeurs affiliés est passé de 87 à 150, avec 45 autres sur liste d'attente. « La discipline est largement acceptée et nous apporte une volumétrie de travail qu'on n'avait pas avant », témoigne Rémi Girot.

Une contre-offensive

L'arrivée de G7 est perçue comme un aboutissement. Éric Roulière-Laumonier, président du syndicat des taxis Métropole et Gironde, y voit un atout pour la profession et la clientèle, notamment les estivants parisiens. Du côté des VTC, Hicham Abarkan, délégué FO, relativise : « Pas plus d'inquiétude que ça à Bordeaux. »

Rémi Girot salue une « contre-offensive » : « Je crois énormément dans le service G7. C'est vraiment une image de marque pour les salariés d'entreprise. » Mohammed Abdelhakim conclut : « G7 nous met dans la lumière. » Avec le « débordement » garantissant un taxi en moins de dix minutes, le service se veut compétitif : l'écart de prix avec les plateformes est de 25 à 30 % maximum, soit 3 euros sur une course de 15 à 18 euros.

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