Halles et champs, pionnier des casiers alimentaires 24h/24 à Saintes
Casiers alimentaires 24h/24 : Halles et champs innove à Saintes

Halles et champs, pionnier des casiers alimentaires 24h/24 à Saintes

En investissant 300 000 euros dans 250 casiers à proximité de sa surface de vente, l'enseigne de demi-gros Halles et champs est devenue, voici deux ans, la première à proposer ce service de libre-service alimentaire à Saintes. Installée dans le parc d'activité des Coteaux à Saint-Georges-des-Coteaux, en périphérie immédiate de Saintes, cette initiative répond à l'évolution des modes de consommation.

Un pari audacieux pour capter une nouvelle clientèle

Alexandre Bulou, 38 ans, chef d'orchestre des lieux, a convaincu son beau-père Marc d'Hauwers, créateur de la société Fruity, de prolonger la vente de fruits et légumes au-delà des horaires d'ouverture. L'objectif était clair : capter une clientèle nouvelle. L'opportunité s'est présentée lorsque la salle de sport voisine a libéré son local. « Au départ, je pensais juste à quelques casiers », confie Alexandre Bulou.

Finalement, l'entreprise a investi massivement dans 250 casiers où les clients retrouvent les mêmes produits qu'en magasin, et au même prix. « On n'a pas encore atteint le seuil de rentabilité mais ça progresse bien et de plus en plus », se réjouit le trentenaire.

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Une offre qui s'adapte aux besoins des consommateurs

La notion de « dépannage » guide cette offre continue, qui évolue au gré des saisons et de l'offre locale. On y trouve par exemple des huîtres, des fraises, et même des allume-barbecues avec le retour du soleil. Alexandre Bulou cherche de plus en plus à privilégier la production locale et à éviter la multiplication des intermédiaires.

Les moments stratégiques de fréquentation sont entre 20 heures et 22 heures, avec des pics les vendredis et samedis vers 2 heures du matin, notamment à la sortie de la boîte de nuit Le Vegas, distante de deux petits kilomètres. La clientèle est variée : « On a des gens du centre hospitalier, des chefs d'entreprise ».

Des résultats prometteurs et un ticket moyen adapté

Aux casiers, le ticket moyen est de 10-15 euros, contre 35 euros en magasin. Cette différence s'explique par la nature même du service, orienté vers le dépannage et la commodité. Le commerce, qui emploie sept personnes, a fait le pari de ce « service en plus » il y a deux ans, et les résultats sont encourageants.

Une inspiration pour d'autres commerçants locaux

Ce concept innovant inspire déjà d'autres acteurs locaux. Nicolas Guillot, 40 ans, ingénieur en agroalimentaire de formation et responsable qualité, a eu l'idée de développer un système de casiers automatiques après avoir vu s'installer une supérette libre-service Api dans son village. Bien qu'il aurait aimé collaborer avec Alexandre Bulou, il a finalement décidé de lancer son propre projet.

À La Jard, un village entre Saintes et Pons où passent 9 000 voitures par jour, Nicolas Guillot prépare l'ouverture des Casiers saintongeais. Ce seront 48 box réfrigérés distribuant des plats préparés et de la charcuterie sous vide, cuisinés maison. L'ouverture est prévue courant deuxième quinzaine de juillet 2026.

Cette dynamique montre que les casiers automatiques alimentaires répondent à une réelle demande, offrant flexibilité et accessibilité aux consommateurs, tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour les commerçants locaux.

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