Organisée du 1er au 3 mai par l'association Arkua sur la place des Arceaux de La Bastide-Clairence, cette nouvelle manifestation dédiée aux métiers d'art a réuni une vingtaine de vanniers et de nombreux visiteurs autour des savoir-faire végétaux. Toute première édition d'une nouvelle biennale consacrée aux métiers d'art, avec un focus inaugural sur la vannerie, Lan(h)ari s'est tenue sur la place des Arceaux de La Bastide-Clairence, du vendredi 1er au dimanche 3 mai, avec son grand marché organisé le dernier jour, ainsi que plusieurs animations ouvertes au public.
Un projet lancé par l'association Arkua
Le projet a été lancé par l'association Arkua, en partenariat avec L'Oseraie du Possible. L'idée était de faire de Lan(h)ari un rendez-vous récurrent, mettant à l'honneur un métier d'art différent tous les deux ans. Pour cette première édition, les organisateurs ont donc choisi la vannerie comme symbole d'un artisanat « à très faible impact environnemental », fondé sur les matériaux naturels, les gestes manuels et la durabilité.
Un programme riche et varié
Le programme mêlait un marché réunissant une vingtaine de vanniers venus de différentes régions, des stages et ateliers d'initiation, des démonstrations, des conférences, des projections, ainsi que plusieurs expositions d'art contemporain autour du végétal et du tressage. Parmi les artistes figuraient Marion Bui et Joël Dagès, dont les œuvres exploraient les liens entre création contemporaine et matériaux naturels.
Transmission des gestes et intelligence de la main
L'événement a également beaucoup insisté sur la « transmission des gestes » et « l'intelligence de la main », dans une approche à la fois patrimoniale et écologique. Lan(h)ari s'est ainsi imposée comme une tentative de remettre les savoir-faire artisanaux au centre des préoccupations culturelles et environnementales actuelles. Le cadre de La Bastide-Clairence a d'ailleurs constitué un écrin particulièrement cohérent pour cette manifestation.
Un bilan positif
À l'heure du bilan, Éliane Monnin, présidente d'Arkua, s'est félicitée de la fréquentation de cette première édition, comparable selon elle à celle du Marché céramique. Elle a également souligné la satisfaction des vanniers, pour qui l'événement a représenté à la fois un très bon marché et une occasion rare de se retrouver, d'échanger et de partager leurs savoir-faire dans un même lieu et au même moment.



