Dimanche 21 juin 2026, la fête de la transhumance a célébré l'arrivée de 2 370 brebis au sommet du mont Lozère, à plus de 1 500 mètres d'altitude. Les animaux du groupement pastoral de Finiels, venus de Prévenchères, ont parcouru 27 kilomètres en plusieurs étapes pour gagner leur estive, où ils profiteront de l'herbe fraîche et des fleurs sauvages jusqu'à fin août.
Une transhumance sous le signe de la fête et de la tradition
Parties la veille, les brebis ont été accueillies à la station de ski du Bleymard Mont Lozère par des stands d'information, des produits artisanaux et des spécialités locales. Les visiteurs, venus parfois de loin, ont assisté au déferlement des centaines de bêtes s'élançant sur les pistes pour rejoindre le sommet. Olivier Maurin, éleveur, a expliqué que le départ matinal à 6 heures du Goulet a été bénéfique pour les animaux compte tenu de la chaleur annoncée.
Surveillance renforcée face à la menace du loup
Pendant leur séjour, trois bergers veilleront sur les brebis, libres de profiter de 800 hectares de nature. La nuit, les bêtes sont rentrées dans un parc fermé pour les protéger des attaques de loup. « Dans ce secteur, pour l'instant, on est un peu épargnés, mais on est sensibles au sujet. Les bergers sont informés, on va faire au mieux pour surveiller le troupeau et le rentrer tous les soirs », a confié Olivier Maurin, soulignant la difficulté de cette tâche par mauvais temps.
Une reconnaissance internationale pour le pastoralisme
Cette année, la transhumance revêt une dimension particulière : les Nations Unies ont décrété 2026 année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux. Des représentants de l'Unesco ont participé à l'événement, rappelant que les causses et Cévennes sont inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco et que la transhumance fait partie du patrimoine culturel immatériel. Les éleveurs ont profité de cette mise en lumière pour évoquer leurs difficultés.
Inquiétudes sur la sécheresse et l'herbe
Malgré le bonheur des animaux, Olivier Maurin a exprimé son inquiétude face au manque d'eau : « Ici, c'est le paradis des brebis, mais on constate que l'herbe verte commence à tourner, même ici. Il va falloir que ça pleuve rapidement. » Fin août, les brebis redescendront du mont Lozère pour rejoindre la ferme, où les mises bas débuteront vers le 10 septembre.



