Les Semenciers du Sud font le point sur l'année agricole 2025
L'assemblée générale du syndicat des Semenciers du Sud s'est tenue jeudi 26 mars dans la commune de Lansargues, dans l'Hérault. Organisée par Guillaume Duez, agriculteur au Mas Saint-Jean, cette réunion a rassemblé une quarantaine de participants autour des enjeux agricoles de la région.
Un bilan technique mitigé face aux défis environnementaux
Le président Éric Delartigue a ouvert la séance en présentant les bilans comptables 2025 ainsi que les résultats de production pour plusieurs cultures clés. Les performances techniques du colza, du tournesol, du sorgho et du maïs affichent des taux compris entre 80 et 85 %, témoignant d'une relative stabilité.
Cependant, Éric Delartigue a souligné les difficultés rencontrées, notamment les dégâts occasionnés par les aléas climatiques et la prolifération des lapins, qui impactent négativement les rendements. Ces défis environnementaux restent une préoccupation majeure pour les agriculteurs de la région.
Restructuration et renouvellement du conseil d'administration
L'assemblée a procédé à plusieurs votes importants. Tout d'abord, l'absorption du SAMS (Syndicat des agriculteurs multiplicateurs de semences) du Gard par le syndicat des Semenciers du Sud a été adoptée à l'unanimité, marquant une étape de consolidation des structures agricoles régionales.
Ensuite, le renouvellement du conseil d'administration a été soumis au vote, avec l'élection de trois nouveaux membres :
- Béranger Carrier
- Louis Coste
- Christophe Debattista
Ce renouvellement vise à dynamiser la gouvernance du syndicat pour faire face aux défis à venir.
Les enjeux nationaux et internationaux du marché du maïs
Benoît Laborde, président national de l'AGPM (Association générale des producteurs de maïs), a pris la parole pour dresser un état des lieux inquiétant. Il a indiqué une baisse de 28 % de la production de maïs en France, tout en précisant que le pays maintient malgré tout son rang par rapport aux pays de l'Est.
Pour l'année 2026, les stocks devraient rester proches des 60 %, similaires à l'année précédente, avec des perspectives de vente qui résistent malgré une diminution des surfaces cultivées. Benoît Laborde a également alerté sur les importations, dont 50 % proviennent d'Ukraine, qui déstabilisent le marché européen du maïs. Il a tiré la sonnette d'alarme quant à une éventuelle adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne, qui pourrait accentuer cette pression concurrentielle.
Le rôle des organisations agricoles dans la défense du secteur
Florence Descamps de la FNAMS (Fédération nationale des agriculteurs multiplicateurs des semences) a ensuite rappelé l'importance du travail collectif. Créée en 1955, cette organisation regroupe sept unions régionales couvrant 62 départements.
Sa mission principale est de défendre les conditions de production et d'agir auprès des pouvoirs publics sur les sujets impactant les agriculteurs. Florence Descamps a notamment souligné le travail réalisé sur l'homologation des produits phytosanitaires, un enjeu crucial pour la pérennité des exploitations.
En conclusion, Éric Delartigue a remercié l'ensemble des personnes ayant travaillé à ses côtés durant ses années de présidence, marquant ainsi la fin d'un chapitre et le début d'une nouvelle ère pour les Semenciers du Sud.



