Les animaux feront leur retour aux Journées du terroir de Sarlat (Dordogne), jeudi 14 et vendredi 15 mai, après une absence de trois ans. Cette manifestation, l'une des plus anciennes de la cité médiévale avec plus de trente éditions, avait suscité des réclamations de la part du public. « Nous avions des réclamations », confie Sébastien Debarge, directeur de l'office de tourisme de Sarlat-Périgord noir. « C'est la vraie valeur ajoutée qui différencie la manifestation d'un marché géant », ajoute Katia Veyret, directrice adjointe.
Une refonte rapide de l'événement
Le maire Basile Fanier explique : « On a cherché à repenser l'événement, à sortir de la routine en lui donnant une nouvelle impulsion. » Contrairement aux grands projets structurants, la refonte de ces festivités a pu être réalisée rapidement. « Les animaux font partie de notre identité rurale », poursuit-il, soulignant le soutien de Catherine Gauchot, conseillère municipale et vétérinaire, et de son mari Jean-Yves Gauchot, médecin vétérinaire. « Les animaux seront protégés du soleil par des canisses, et deux personnes s'occuperont d'eux en continu. »
Une basse-cour enrichie
Plus qu'une simple basse-cour, ce sont des vaches, brebis, chèvres, agneaux, chevaux et même un paon (canards et oies sous réserve) qui seront présents, provenant d'un rayon maximal d'une dizaine de kilomètres autour de la ville. Le public est friand de cette présence animale, qui apporte une dimension authentique à la fête.
Des producteurs locaux mis à l'honneur
L'autre objectif était d'attirer des producteurs locaux qui ne venaient plus ou n'avaient jamais participé. La biscuiterie Lou Cocal en est le meilleur exemple. Chacun des 30 exposants, majoritairement implantés dans le canton, proposera des démonstrations culinaires toutes les quinze minutes : cavage de truffe, cueillette de fraises du Périgord sous serre, découpe et cuisine de l'oie, moulage de cabécous, greffage de châtaignier, pressage d'huile de noix et brassage de bière.
Des animations pour les enfants
Les enfants ne seront pas oubliés avec des mini-quiz sur le terroir qui les guideront de stand en stand. L'Étrier de Vitrac, centre équestre, proposera des balades à poney pour les enfants mesurant moins de 1,40 m, au jardin du Plantier, les deux après-midi (participation : 3 euros).
Une fréquentation en hausse
La formule pourrait attirer un large public. Selon Sébastien Debarge, « nous recensons sur les deux jours environ 30 000 excursionnistes, des personnes de passage non hébergées ». La fréquentation est en hausse de 40 % par rapport à un pont normal. En 2024, un pic de 50 000 visiteurs a été enregistré. Un nouveau record est-il envisageable ?



