Le rideau est tombé sur la troisième édition du Salon des agricultures méditerranéennes, qui s'est tenue à Villeveyrac. Comme les années précédentes, la forte chaleur a limité l'affluence en journée, mais n'a pas entravé la mission de l'événement : favoriser les rencontres, les découvertes et la mise en avant des problématiques du territoire.
Un salon professionnel malgré la chaleur
Les exposants, bien que déplorant une faible fréquentation, ont souligné la qualité des échanges. Tom Verdier, directeur de JV Racing, participant pour la première fois, a déclaré : "Le salon est bien organisé. Il y a eu peu de monde, mais pour nous qui souhaitons développer le marché agricole, il est important de se montrer." Jonathan Clermont, représentant Cap Quad 34 à Saint-Jean-de-Vedas, a ajouté : "Le plus important pour moi, c'est le relationnel. La première édition avait été extraordinaire en retours. On doit se montrer pour ceux qui n'ont pas pensé à mettre de l'équipement agricole sur un véhicule tout-terrain plus léger qu'un tracteur."
Des agriculteurs engagés
Paul Bréguiboul, du domaine viticole de Veyrac, a estimé que le salon "permet de montrer à la population locale que l'agriculture du territoire essaie de rester dynamique, avec des produits vrais. Cela permet de créer une relation, de se comprendre en toute transparence." Il a ajouté : "Pour le vin, cela me permet d'expliquer qu'au-delà de 75 centilitres dans une bouteille, il y a une façon de produire et de travailler, qu'il y a une vigne plantée il y a 60 ans par les grands-parents. Et donc qu'il y a un patrimoine, un héritage familial."
Des enjeux territoriaux mis en avant
Jean-Christophe Pézerat, vice-président de Sète Agglopôle chargé de la conchyliculture, de la pêche, de l'agriculture et de la viticulture, a insisté sur la nécessité de pérenniser ces rencontres. Il a souligné l'importance de sujets comme la gestion de l'eau : "Cette année, on a fait le constat que faute de bassine pour la retenir, l'eau, ressource naturelle tombée abondamment cet hiver, est partie directement dans l'étang. Si on l'avait retenue, les agriculteurs seraient aujourd'hui bien contents d'en disposer gratuitement pour irriguer leurs terres. Et l'étang de Thau n'aurait pas eu un taux de salinité si faible, ce qui n'arrange pas les ostréiculteurs. À l'arrivée, tout le monde y a perdu." Il a également mentionné le circuit court et l'aide à l'installation de nouveaux agriculteurs comme des thèmes clés.
Des soirées très fréquentées
Contrastant avec les après-midi caniculaires, les soirées du vendredi et du samedi ont attiré une foule nombreuse. Animées par la peña de Villeveyrac, le groupe Macadam Music et le DJ John St Gil, elles ont créé une ambiance conviviale sur la place du Marché aux raisins. Un exposant a confié : "On voit que les gens préfèrent venir en soirée pour un moment de partage avec les amis ou en famille. Vendredi et samedi, on aurait pu garder les gens une ou deux heures de plus, au-delà de 23 heures, tellement ils ne voulaient plus partir."
Le Salon des agricultures méditerranéennes s'affirme ainsi comme un terrain idéal pour planter les enjeux du territoire. Jean-Christophe Pézerat a conclu : "Il en donne aux gens un visuel. Il permet de découvrir que l'on a des agricultures qui se diversifient et qui essaient de trouver des solutions face au changement climatique."



