Motions de censure LFI et RN rejetées sur l'accord Mercosur
Motions de censure LFI et RN rejetées sur Mercosur

Motions de censure rejetées à l'Assemblée nationale

Ce mercredi 14 janvier 2026, l'Assemblée nationale a rejeté deux motions de censure déposées par La France insoumise (LFI) et le Rassemblement national (RN). Ces motions visaient à dénoncer l'incapacité du gouvernement français à bloquer le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qui doit être signé samedi.

Des votes insuffisants pour faire chuter le gouvernement

Seuls 256 députés ont voté en faveur de la motion de LFI et 142 pour celle du RN, bien loin des 288 voix nécessaires pour renverser l'exécutif. Les Vingt-Sept ont donné leur accord pour la signature du traité malgré l'opposition de la France, ouvrant la voie à sa ratification. LFI et RN dénoncent "l'hypocrisie" et la "capitulation" du gouvernement français.

Dans la motion de LFI, il était écrit : "Jamais l'exécutif français ne s'est réellement donné les moyens d'empêcher l'adoption de cet accord." Le dépôt de ces motions en pleines négociations budgétaires a provoqué la colère du Premier ministre Sébastien Lecornu, qui a menacé d'une dissolution si l'une d'elles était adoptée, avant de temporiser face au malaise dans son camp.

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Les positions des partis

Le Parti socialiste et Les Républicains avaient annoncé qu'ils ne voteraient pas la censure. Bruno Retailleau, président de LR, a déclaré : "La motion de censure en France, ça n'apporte rien du tout. C'est désormais au Parlement européen que ça va se jouer."

Après l'accord des chefs d'État des Vingt-Sept, le Parlement européen doit se prononcer le 20 janvier sur l'accord commercial avec le Mercosur, qui regroupe le Brésil, l'Argentine, l'Uruguay et le Paraguay.

Impact sur le budget 2026

Le débat sur la censure a perturbé les discussions budgétaires. Sébastien Lecornu et Emmanuel Macron souhaitent que le projet de loi de finances 2026 (PLF) soit adopté d'ici la fin du mois. Les discussions sur la version remaniée par le Sénat ont repris, mais l'hypothèse d'un recours à l'article 49.3 de la Constitution est de plus en plus évoquée, faute de compromis.

Mardi, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a reconnu des "points bloquants", notamment sur l'imposition des grandes entreprises et la contribution des collectivités territoriales, et indiqué que "rien n'était exclu" pour faire adopter le budget. Lecornu s'était engagé à ne pas passer en force, mais pourrait s'y résoudre, avec la quasi-certitude qu'une nouvelle motion de censure soit déposée, potentiellement plus dangereuse si une majorité de députés est insatisfaite. L'entourage d'Emmanuel Macron a fait savoir que le président était "neutre" sur le mode d'adoption du PLF.

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