La canicule qui frappe la Bretagne depuis plusieurs jours met à rude épreuve le monde agricole. Les températures, qui ont atteint des records, ont provoqué des pertes importantes dans les cultures et le bétail. Selon les agriculteurs, la situation est comparable à celle de 2003, année de la dernière grande canicule.
Des températures records
Les thermomètres ont affiché jusqu'à 40°C dans certaines zones, un niveau jamais atteint depuis 2003. Les précipitations, déjà faibles au printemps, n'ont pas permis de compenser la sécheresse. Les sols sont secs et les nappes phréatiques sont à des niveaux alarmants.
"De toute ma carrière, je n'avais connu ça qu'une seule fois en 2003", témoigne un agriculteur breton. Les cultures de maïs, de blé et de légumes sont particulièrement touchées. Les éleveurs doivent également faire face à un manque de fourrage pour leurs animaux.
Des pertes économiques considérables
Les pertes économiques pour le secteur agricole breton sont estimées à plusieurs millions d'euros. Les assurances agricoles devraient être sollicitées, mais les remboursements risquent d'être insuffisants. Les agriculteurs demandent des aides d'urgence de l'État et de l'Union européenne.
Selon la chambre d'agriculture de Bretagne, les rendements pour le maïs pourraient chuter de 30% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Les légumes, comme les tomates et les courgettes, subissent également des dégâts importants.
Un phénomène lié au changement climatique
Les scientifiques rappellent que ces épisodes caniculaires sont de plus en plus fréquents en raison du changement climatique. La Bretagne, traditionnellement épargnée par les vagues de chaleur, est désormais confrontée à des conditions météorologiques extrêmes.
Les agriculteurs appellent à une adaptation rapide des pratiques agricoles, avec des investissements dans l'irrigation et des cultures plus résistantes à la sécheresse. Mais pour l'heure, l'urgence est de sauver ce qui peut l'être.
Un impact sur toute la filière
La canicule a également des répercussions sur la transformation et la distribution des produits agricoles. Les coopératives et les entreprises agroalimentaires bretonnes s'inquiètent d'une baisse de la production et d'une hausse des prix.
Les consommateurs pourraient ressentir les effets dans les semaines à venir, avec une augmentation des prix des fruits et légumes. Les éleveurs, quant à eux, redoutent une pénurie de lait et de viande.



