À Grimaud, dans la plaine, Monique et Richard se battent sans relâche pour sauver leur cheval Palacino, atteint du syndrome de Cushing et d'une fourbure sévère. Diagnostiqué en février 2026, l'animal de 23 ans souffrait d'un dérèglement hormonal entraînant la séparation des lamelles internes des sabots, provoquant douleur et difficulté à se lever. « Nous avons décidé de faire tout notre possible pour sauver Palacino, tant au niveau de notre implication que financièrement », raconte Monique.
Un diagnostic alarmant et une décision ferme
Palacino, un cheval à la robe blanche tachetée de brun, était entré dans la famille il y a 23 ans. En février, ses propriétaires ont remarqué une perte d'énergie : il ne jouait plus avec le dogue de Bordeaux de leur fille et restait couché dans son box. Après dix jours, la vétérinaire Caroline Mansuy, du groupe Cheval d'Azur Vétérinaire, a diagnostiqué une fourbure des quatre pieds due au syndrome de Cushing. La maladie, liée au vieillissement, provoque le basculement de la troisième phalange, rendant la station debout impossible et souvent fatale.
Un protocole de soins drastique
Le couple a mis en place un traitement intensif. Palacino a été confiné dans son box sur une litière moelleuse de 40 cm, nettoyée plusieurs fois par jour. Son alimentation a été sévèrement restreinte : foin trempé et séché pour réduire le sucre, afin de diminuer la pression dans les pieds. Il porte des chaussons spéciaux en caoutchouc de 5 cm et des chaussettes fabriquées par Monique pour limiter la transpiration et maintenir les pansements. « Mon époux étant opéré et en convalescence, je me suis battue, seule au début, puis avec mon mari, motivant notre cheval pour qu'il accepte les soins quotidiens et même la nuit », explique Monique.
Une amélioration progressive
Après un mois, Palacino a pu sortir dans un petit paddock aménagé. Le maréchal-ferrant spécialisé Pierre Dupré lui a confectionné des fixations avec amortisseurs et silicone. Quinze jours plus tard, le cheval a accès à un plus grand espace, marche et trotte, et joue parfois avec Monique. Bien que non guéri, il devra prendre des médicaments à vie. « Soigné et aimé, Palacino profitera encore de beaux moments de complicité avec sa famille », conclut Monique.



