Les élèves de première technologique sciences et technologies de l'agronomie et du vivant (STAV) du lycée Honoré-de-Balzac de Castelnau-le-Lez ont réalisé un projet pédagogique original : l'enfouissement d'une capsule temporelle. Le 22 mai 2026, ils ont enterré cette capsule au mont Aigoual, avec une ouverture prévue dans cinquante ans, le 22 mai 2076. Le fil conducteur de cette initiative était empreint de poésie : "Se souvenir de son avenir".
Un projet pour se projeter dans le futur
L'objectif principal était d'encourager les élèves à se projeter dans le futur, malgré un contexte mondial parfois anxiogène. Il s'agissait de leur offrir la possibilité de rêver et de s'inventer un avenir positif. Chaque élève a été invité à réfléchir à sa vision du monde actuel et à imaginer ce que serait l'année 2076.
Des créations artistiques et culturelles
La classe a également travaillé sur un projet artistique dirigé par la documentaliste Marianne Rinaldi, avec la participation de l'artiste Lætitia Grun. L'objectif était de laisser une trace de la littérature du début du XXIe siècle. Ils ont ainsi créé un livre accordéon intitulé "Nous vous dirons les mots bleus", composé d'illustrations au stylo évoquant une sélection de grands romans de notre époque.
Les élèves ont également constitué une sélection musicale emblématique de la jeunesse actuelle, avec des enregistrements sonores numérisés. L'équipe a ajouté quelques objets marqueurs de notre époque, comme des journaux papier (notamment Midi Libre du 20 mai 2026) et des messages destinés aux générations futures.
Une capsule en inox pour traverser le temps
Tous ces éléments ont été placés dans une capsule en inox conçue pour résister au temps pendant cinquante ans. L'ouverture est prévue le 22 mai 2076, avec les anciens élèves devenus adultes, qui pourront témoigner auprès des jeunes générations de leur parcours et des évolutions du monde.
Lors de la journée d'enfouissement, point d'orgue du projet, le Climatographe est intervenu pour sensibiliser les élèves au changement climatique, via un atelier et une visite guidée d'une exposition très pédagogique. Le mont Aigoual a été choisi car il illustre parfaitement les enjeux du changement climatique et les mutations des territoires, soulevant de nombreuses questions pour les cinquante années à venir.
Un partenariat solide
Ce projet a été porté tout au long de l'année par une équipe de quatre enseignants : Jérôme Bangardi, Élise Dejy, Marianne Rinaldi et Sandrine Rivat. Il a été mené en partenariat avec le Climatographe du mont Aigoual, la communauté de communes Causses Aigoual Cévennes-Terres solidaires et avec le soutien de la région Occitanie.



