Astredhor Hyères : 40 ans au service de l'horticulture varoise
Astredhor Hyères : 40 ans d'innovation horticole

Un institut au service des professionnels du végétal

Depuis plus de quarante ans, l'institut Astredhor Méditerranée, basé à Hyères, se consacre à la filière de la fleur coupée. Laurent Ronco, son directeur, résume sa mission : « être au service des professionnels de la filière horticole, des producteurs jusqu'aux négociants ». Sur un site de 2,3 hectares, cet institut technique agricole répond aux problématiques de la profession. Si les enjeux sont souvent économiques, les solutions apportées sont techniques.

Prendre des risques pour les producteurs

« Nous sommes là pour prendre les risques à la place des producteurs », explique Laurent Ronco. Les douze salariés réalisent des tests variétaux, des essais de traitements et des expérimentations de méthodes de culture. Ils restent en contact permanent avec les producteurs, qui pilotent les recherches. « Dans nos recherches, nous gardons toujours en tête l'intérêt économique de la filière. Sinon, c'est voué à l'échec », ajoute-t-il.

Anticiper les défis géopolitiques et climatiques

Astredhor Méditerranée explore toutes les voies d'innovation pour faire face aux soubresauts géopolitiques, à l'impact sur le prix de l'énergie, au changement climatique, ou encore à la mécanisation pour réduire la main-d'œuvre. L'institut cherche aussi à réduire ou supprimer les traitements phytosanitaires lorsque c'est possible. L'objectif est d'anticiper les évolutions du marché et de répondre aux attentes des consommateurs.

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La pivoine, un succès varois

Dès 1987, l'institut (anciennement Scradh) avait anticipé le développement de la pivoine et sa culture précoce dans le Var. Il a fallu du temps pour convaincre les horticulteurs, mais avec l'effondrement de la rose au début des années 2000, la pivoine a pris son essor. Aujourd'hui, le marché fonctionne bien grâce à sa précocité. Cependant, la concurrence s'organise, avec moins de contraintes que dans le Var. Astredhor vise donc à maintenir une qualité irréprochable tout en anticipant l'après-pivoine.

Une concurrence internationale

Dans le Var, on cultive environ 200 hectares de pivoines. Cette surface équivaut à une entreprise aux Pays-Bas, une demi-entreprise au Maroc, et est bien inférieure à celle du Kenya. D'où la nécessité de se démarquer par la qualité et le positionnement sur le marché. Astredhor continue d'explorer de nouvelles voies pour l'horticulture varoise, toujours à la pointe de l'innovation.

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