Vézénobres : en 1825, un village en quasi-autarcie de 1 003 habitants
Vézénobres en 1825 : un village autarcique de 1 003 âmes

Un village du Sud de la France a vu sa population doubler en deux siècles

La Grand-Rue était le quartier le plus habité. Patrimoine, Vézénobres, Nîmes. Publié le 30/10/2025 à 05:06, mis à jour le 23/04/2026 à 11:37. Correspondant Midi Libre.

Retour sur la vie à Vézénobres en 1825, où le village vivait en quasi-autarcie. En deux siècles, la population du village a été multipliée par deux. En effet, en 1825, 1 003 habitants vivaient à Vézénobres dans 244 maisons. Mais quasiment la moitié d’entre eux, 492 exactement, résidaient dans le haut du village. Plus du tiers avait moins de 21 ans et la doyenne était Jeanne Mazel, âgée de 91 ans.

Une vie d’avant en quasi-autarcie

Pierre Fontanieu, le maire, veillait sur une population composée essentiellement de paysans et de tisserands mais qui, grâce à la présence de nombreux commerçants et artisans, vivait quasiment en autarcie. Les notables étaient le curé, Jean Souchon, le pasteur, François Villard, les instituteurs, Jean Louis Argaud et Jean Pierre Ribot, les notaires, Alexis Joseph Julien et Louis Guillaume Lacombe, les médecins, Pierre Cavalier et Jean Lachassagne, et le percepteur, Adrien Ressaire.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les artisans étaient nombreux à être au service des habitants. En effet, on comptait deux barbiers-perruquiers, deux bourreliers, deux broquiers, deux charpentiers, deux charrons, quatre cordonniers, huit maçons, un marchand droguiste, un marchand d’eau-de-vie, deux filateurs, quatre maréchaux-ferrants, six menuisiers, deux meuniers, un sabotier, deux serruriers, six tailleurs d’habits et un tuilier.

Une situation géographique idéale

Mais déjà, grâce aux commerçants, et idéalement situé sur le chemin royal entre Nîmes et Alais, le village commençait à s’ouvrir au monde. Les trois auberges de Vézénobres accueillaient les gens de passage. Elles étaient tenues par Antoine Galon (actuel relais des Sarrasins), Louis Hairaud sur la route du mas des Gardies et David Bourelly dans la Grand-Rue. On trouvait également quatre boulangeries (celles de Jean Antoine Brunel et Benjamin Fontanieu dans la Grand-Rue, d’Etienne Defague au Bas-Plan et de Louis Vincent au Haut-Plan) et trois boucheries (celles de François Roussel dans la Grand-Rue et d’Etienne Barbusse et Guillaume Deleuze sur la place de la mairie).

C’était un village où il faisait déjà bon vivre et où le garde champêtre Simon Malautier entretenait par son inépuisable activité l’harmonie et la solidarité entre le haut et le bas du village.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale