Ces Sétois qui ont combattu pour Napoléon et se sont vu décerner la Légion d’Honneur
Le baron Hilaire-Benoît Reynaud repose au cimetière marin de Sète. Mais combien d’autres tombes napoléoniennes se trouvent au pied du mont Saint-Clair ? Un travail de recherche est en cours pour recenser ces sépultures oubliées.
Le cimetière marin de Sète abrite quelques tombes de soldats napoléoniens nés ou décédés dans la ville, dont un général d’Empire. Elles subissent les effets du temps, et toutes ne sont pas répertoriées. Moins connus mais tout aussi glorieux, ces hommes ont marqué l’histoire locale.
À Sète, la célébrité se cache aussi au cimetière marin, qui abrite, entre autres particularités, des tombes napoléoniennes. Combien ? Le nombre reste à affiner, mais une vingtaine de militaires, nés ou décédés à Sète, ont été recensés. Parmi eux, les lieutenants Lemaresquier, Bergeyron et Imbert, le mousquetaire de la garde du Roi Doumet, le pilote major Juge, le sergent Pioch, le capitaine de voltigeur Pons, le capitaine d’infanterie Genouillac, le première classe Gastine… Tous ont obtenu la Légion d’Honneur. Il faut également citer Jean-Sébastien Sézary (1785-1852), officier issu du rang, capitaine de la garde nationale de Sète, qui a participé à la campagne d’Espagne.
Travail de recherche
Enterré sur les pentes basses du mont Saint-Clair, l’un d’eux a particulièrement contribué à l’épopée napoléonienne : le baron Hilaire-Benoît Reynaud (1772-1855). Ce général d’Empire a vu sa riche carrière évoluer au fil des campagnes. Combattant à Marengo (14 juin 1800) et Iéna (14 octobre 1806), affecté à la Grande Armée, il a notamment participé à de nombreuses batailles lors de la campagne d’Espagne (1808-1811). Allée B, Marin A, n° 43, une tombe rappelle le glorieux passé de ce Sétois, dont le fils, Louis Barthélémy, fut maire de Cette de 1843 à 1848.
Mais combien de grognards sétois ont réellement combattu pour le Petit caporal, qui leva des armées de 185 000 hommes durant le Consulat et de plus de deux millions durant l’Empire ? Et combien sont enterrés dans les carrés les plus anciens du cimetière marin ?
Jean-Baptiste Doumet, de grognard à maire
Entré dans la légion des volontaires de l’Hérault, Jean-Baptiste Doumet (1767-1848) a achevé sa carrière militaire en 1795. Rendu à la vie civile, il a été nommé commandant de la garde nationale à Sète en 1830. Il est ensuite devenu maire de la ville de 1837 à 1843.
Le travail de recherche est en tout cas lancé. La Société d’études historiques et scientifiques de Sète et sa région (Sehsser) a sollicité la Ville de Sète pour approfondir les sujets du repérage et de l’entretien des tombes, dont nombre d’épitaphes ont presque été effacées par le temps. Une association nationale pour la conservation des monuments napoléoniens (ACMN) est également mobilisée pour que ce pan du patrimoine militaire et mémoriel ne tombe pas dans l’oubli.



