En présence de Pierre Mathieu, président de Grand Orb, de Jean-Louis Lafaurie, maire d’Hérépian, et de nombreux amis, Robert Granier, dernier descendant d’une lignée de fondeurs de cloches et de sonnailles, a offert une visite commentée de sa collection personnelle. Il était brillamment secondé par Mireille Aninat-Fontès du musée, dont les interventions ont enrichi les explications historiques et patrimoniales. L’exposition, saluée par tous, retrace une épopée familiale de plus de 400 ans.
Un voyage dans le temps
Entrer au musée avec Robert Granier, c’est accepter de se laisser embarquer : si vous lui posez des questions, vous n’êtes pas près d’en sortir. À chaque rencontre, il livre une anecdote nouvelle. Il a connu les grosses cloches de plusieurs tonnes, de la fonte à l’installation, ainsi que les plus petites et, bien sûr, les sonnailles héritées de ses ancêtres des Nières. Il raconte, avec une précision pleine de charme, comment on chauffait les clous grâce au charbon ramassé à même le sol des châtaigneraies.
Une collection unique
Au fil des années, Robert a rassemblé une collection de petites cloches venues de toutes les régions ; il en explique les spécificités et détaille les particularités de leurs colliers. Avec l’électrification des cloches et des horloges, la famille Granier a su s’adapter aux nouvelles technologies. En Lozère, en Aveyron, dans le Tarn, la demande a été forte. « Une vraie guerre de clocher », s’exclame Robert Granier, l’œil malicieux.
Métamorphose d'un métier
D’abord mécanique, le métier est devenu électromécanique, puis électronique ; Robert, devenu campaniste de métier, a vécu cette métamorphose et en garde des anecdotes savoureuses. L’exposition est à découvrir jusqu’au 31 octobre.



