Saint-Georges-de-Didonne : surcoût d'un million pour le Relais de la Côte de Beauté
Relais de la Côte de Beauté : surcoût d'un million d'euros

Des zones d'exclusion dans le projet de réhabilitation

Le nouveau maire de Saint-Georges-de-Didonne, Yves Trocmet, a constaté que certains espaces du bâtiment emblématique, le Relais de la Côte de Beauté, ne feraient l'objet d'aucune réhabilitation. Il s'agit notamment du cinéma, de la salle Bleue, de la salle panoramique et de la cuisine. Le surcoût pourrait dépasser le million d'euros.

Le démontage de l'échafaudage qui emprisonne le Relais depuis l'automne a débuté lundi 4 mai et sera achevé avant la saison. « Le reste des travaux prévus sera concentré à l'intérieur du bâtiment », précise Yves Trocmet. Cependant, il ne faut pas attendre une réouverture du Relais d'ici à la fin de l'année.

Un retard supplémentaire pour la réouverture

Lors du conseil municipal du mercredi 29 avril, le nouveau maire a révélé que l'indisponibilité du précieux Relais allait encore durer. « Douze à quatorze mois de travaux étaient annoncés, mais nous serons dans l'incapacité de remettre en route le bâtiment de manière opérationnelle dans ce délai, les activités culturelles, notamment », a-t-il prévenu. En décembre 2024, son prédécesseur François Richaud tablait sur une réouverture en « septembre 2026 ». Un retard à l'allumage avait déjà différé le démarrage du chantier à septembre 2025.

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Des mauvaises surprises et un manque de cohérence

À peine installé, Yves Trocmet a saisi plusieurs dossiers urgents, dont le chantier du Relais et celui de la maison médicale. « Pour laquelle l'ancienne équipe n'avait pas prévu un raccordement Internet par la fibre. Pour un cabinet médical… Ça fait partie des mauvaises surprises qu'on découvre, des choses qui… surprennent. » Le Relais est l'une de ces surprises, et pas la moindre.

Le nouveau maire s'attend à devoir consacrer du temps et de l'argent supplémentaires pour réaliser une réhabilitation digne de ce nom du « cœur culturel de la commune ». Il a découvert dans le projet « des zones d'exclusion importantes, c'est-à-dire des espaces pour lesquels aucuns travaux n'étaient prévus, le cinéma, la salle Bleue, la salle panoramique, la cuisine, qui ne feront l'objet d'aucune rénovation. » Dans ce projet presque a minima, « c'est la cohérence fonctionnelle qui me préoccupe ».

Des fauteuils de cinéma vendus sans commande de remplacement

Yves Trocmet illustre son inquiétude : « Les fauteuils du cinéma ont été en partie vendus, mais aucune commande de nouveaux fauteuils n'a été prévue ! » Il se dit même que les fauteuils restés dans la salle, sans être protégés, auraient été dégradés pendant les travaux sur l'étanchéité du toit, les rendant invendables. Quand il voit aussi « l'état du sol de la cuisine de la salle panoramique », le maire s'étonne tout autant qu'aucune intervention n'ait été programmée.

Un surcoût de 1 à 1,5 million d'euros

Yves Trocmet se laisse « un bon mois pour y voir plus clair », pour évaluer les travaux non prévus mais nécessaires, les chiffrer. Le nouveau maire, entouré d'élus et de techniciens, a passé trois heures en réunion sur le dossier jeudi 30 avril, après une visite du Relais. « Je veux aussi en discuter avec les anciens élus, avec le maire, son adjoint aux travaux, la première adjointe, pour comprendre. Je n'aime pas ne pas comprendre. »

À cette heure, le maire a une certitude : « Nous allons devoir relancer des consultations, voire des marchés. Nous allons aussi faire des demandes de subventions qui n'avaient pas été faites. » Des travaux supplémentaires sont nécessaires, seront réalisés, mais lesquels ? « Il nous faut faire des choix politiques, des arbitrages, pour que nous fassions le juste nécessaire. Le projet connaîtra un surcoût certain et pas un petit surcoût, plusieurs centaines de milliers d'euros ! », prévient Yves Trocmet.

Devant les élus municipaux, le 29 avril, sans être encore en mesure d'être plus précis, le maire a évoqué un surcoût possible de l'ordre de 1 à 1,5 million d'euros, portant le coût total de la réhabilitation de 3,5 millions d'euros à « 4,5 à 5 millions d'euros ».

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Réouverture repoussée au second semestre 2027

S'il conserve la volonté « de remettre en service le Relais dans le délai le plus court possible », Yves Trocmet ne veut pas faire de fausses joies aux utilisateurs habituels du bâtiment, à commencer par l'association culturelle Créa, dont la présidente, Brigitte Weil-Renu, a déjà été rencontrée. « Le Relais de la Côte de Beauté est déjà fermé depuis fin 2024 et il ne rouvrira pas en 2026 mais en 2027 et plutôt au deuxième semestre 2027. » Soit après une indisponibilité de trois ans d'un bâtiment central dans la vie communale et le rayonnement culturel de la commune.