Vanxains perpétue sa tradition pascale avec une omelette monumentale
Ce lundi de Pâques, la petite commune de Vanxains, nichée dans le Périgord vert aux portes de Ribérac en Dordogne, a vibré au rythme de sa célèbre omelette géante. Un événement patrimonial qui attire chaque année autochtones et touristes curieux de savourer cette spécialité dans une ambiance chaleureuse et authentique.
Une organisation impressionnante dès l'aube
Dès 7 heures du matin, la salle des fêtes transformée en restaurant fourmillait d'activité. Les bénévoles du Conservatoire des traditions et du patrimoine de Vanxains se sont affairés à casser et battre pas moins de 3 600 œufs pour nourrir plus de 500 convives tout au long de la journée, de 8 heures à 22 heures.
« En gros, on met une louche par personne. Ça fait entre six et huit œufs », explique Philippe, habituellement monteur de charpentes métalliques, mais pour l'occasion casseur et touilleur d'œufs dévoué.
Un menu simple et généreux
Adieu Carême, place à l'abondance pascale ! Le menu mise sur la simplicité et l'authenticité :
- Une soupe de carcasse de canard et légumes pour ouvrir l'appétit
- L'omelette accompagnée d'une salade d'endives
- Du fromage
- Un dessert
L'omelette, bien que basique, peut être agrémentée selon les envies avec aillet, champignons, lardons, chorizo, saucisson, jambon ou fromage. Quatre cuisiniers étaient sur le pont pour répondre aux demandes personnalisées.
Une mobilisation bénévole exemplaire
Philippe fait partie de la trentaine de bénévoles (sur 50) mobilisés pour cet événement organisé depuis exactement vingt ans. « L'an passé, on a servi 538 parts », précise Bastien Hardouin, président de l'association.
La veille, le savoir-faire féminin a brillé avec la confection de 600 gobelets de mousse au chocolat. Le jour J, les hommes officient aux fourneaux tandis que les femmes assurent le service dans une cuisine comparée à une ruche particulièrement active.
Une ambiance conviviale et intergénérationnelle
À 12h30, c'est le rush. Les tables affichent complet aussi bien à l'intérieur que sous le barnum installé à l'extérieur pour profiter du beau temps. « On vient tous les ans en famille, parce qu'il y a du monde et que c'est convivial », témoigne Cédric, un jeune père de famille.
L'événement attire un public varié : des Anglais, des Charentais, des Girondins, mais aussi des habitués comme Titou du village voisin de Bourg-du-Bost qui vient « tous les lundis de Pâques » depuis des années.
Le secret d'une tradition qui perdure
La recette du succès ? La bonne humeur et le goût du patrimoine. L'association compte dans ses rangs des bénévoles âgés de 10 à 75 ans, avec une majorité de trentenaires, prouvant l'attractivité intergénérationnelle de cette manifestation.
Cette omelette de Pâques n'est qu'une des nombreuses traditions culinaires que perpétue le Conservatoire :
- La célébration du cochon le troisième samedi de février (avec huit plats au menu)
- Les battages le premier samedi d'août
- Le cassoulet le troisième samedi de novembre
Pour les petits appétits ou ceux qui souhaitent prolonger le plaisir, des doggy bags (boîtes antigaspi) sont proposés, permettant à chacun de repartir avec un souvenir gustatif de cette journée exceptionnelle.



