Sauver la mémoire du phare de La Coubre : collecte de documents visuels
Mémoire du phare de La Coubre : collecte de documents

Dans le cadre d’une recherche portée par l’Université de La Rochelle, l’anthropologue Cecilia Paradiso et le photographe Mattia Valentini rassemblent dessins, photos et vidéos relatifs au phare de La Coubre, à la côte et à la forêt qui l’environnent.

Une collecte participative pour préserver la mémoire

Enseignante-chercheuse au LIENSs, un laboratoire de l’Université de La Rochelle et du CNRS, Cecilia Paradiso sera présente les 1er et 2 mai à l’écomusée du phare de La Coubre (de 10 à 13 heures et de 13 h 30 à 18 heures) pour collecter des documents visuels – photo, vidéo ou dessin – sur le passé du phare et de son environnement, la forêt d’un côté, le rivage de l’autre. Nul besoin de laisser les originaux sur place : l’intéressée sera équipée d’un matériel de numérisation.

L’initiative s’adresse à toute personne « qui ressent un lien avec le phare de La Coubre », indique l’appel à contributions de la page Internet dédiée au projet Ph.a.r.e. Ce travail est lancé sous l’égide du laboratoire LIENSs, avec plusieurs partenaires publics. Cecilia Paradiso s’y attelle en compagnie d’un photographe, Mattia Valentini, qui produira lui aussi des images sur le thème. « Il y aura une première restitution en septembre, qui comprendra une création artistique avec les images récoltées », explique l’anthropologue.

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Un monument très menacé

Le choix du phare de La Coubre, sur le domaine de la commune de La Tremblade, ne doit rien au hasard. Construit au début du XIXe siècle à quelque 1,8 kilomètre des flots, il se situe maintenant à 130 mètres du trait de côte. Son funeste destin, la démolition, suscite une vive émotion sur ce secteur littoral soumis à une évolution rapide. « Le littoral change, les relations des hommes au littoral changent aussi. Quel rapport entretiennent-ils à l’habitabilité présente et future des lieux, alors que l’on commence à parler de la nécessité de s’adapter ? », interroge Cecilia Paradiso.

La collecte de documents se poursuivra le 3 mai (de 10 à 18 heures) et le 5 mai (de 14 à 18 heures) au Musée maritime de La Rochelle, puis le 7 mai (de 9 à 12 heures et de 14 à 18 heures) à la médiathèque Henri-Moreau de La Tremblade. Les reproductions seront archivées sur une base de données publique où les informations sur les auteurs des documents seront enregistrées.

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