Messe de réparation à Surgères après le vandalisme de l'église Notre-Dame
Messe de réparation après vandalisme de l'église de Surgères

Plus de 200 fidèles se sont rassemblés ce dimanche 26 avril pour une messe de réparation au sein de l'église romane Notre-Dame de Surgères, vandalisée le mardi 21 avril au soir. Une émotion palpable enveloppait l'édifice alors que la communauté paroissiale tentait de surmonter ces actes de vandalisme d'une violence inédite pour cette paroisse.

Un sacrilège pour les fidèles

Face à ce déchaînement, les fidèles peinent à cacher leur consternation. Sylviane, une habituée présente à chaque office dominical, confie : « Pour moi, c'est un sacrilège. On ne peut pas dire autre chose. C'est vraiment des actes qui n'ont aucune justification. » Dans l'assistance, l'incompréhension laisse place aux interrogations sur l'identité des vandales. L'absence de vol oriente les soupçons vers une délinquance de désœuvrement. Dans les travées, on murmure qu'il pourrait s'agir de jeunes égarés. Un paroissien réfléchit tout haut : « Ce sont des gamins qui ont fumé du haschich… C'est gratuit, ils s'ennuient. Je ne crois pas que ce soit des anticléricaux qui s'amusent à détruire comme ça. »

Des précédents minimes

Catherine Desprez, conseillère départementale et ancienne maire de la commune, rappelle que des précédents avaient déjà eu lieu. « De petites choses, surtout. On a surtout eu le vol du retable conservé dans le tabernacle qui avait été retrouvé mis en vente en ligne à Montpellier. »

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Le soutien des autorités

Durant la messe, le père Alphonse Sesuraj a exprimé sa « profonde tristesse » tout en remerciant chaleureusement tout le soutien et l'aide reçus par la communauté et le nouveau maire Thomas Godeau. Ce dernier, qui a déposé plainte au nom de la Ville, a pris la parole très vite pour rappeler son engagement auprès de la paroisse avant de s'esquiver pour participer aux cérémonies de commémoration du souvenir des victimes de la Déportation, ce dimanche 26 avril. Pour cette messe, le choix d'un évangile évoquant la « porte ouverte » qu'est Jésus Christ n'avait rien d'un hasard.

La crainte de nouvelles dégradations

La commune voisine de Saint-Pierre-la-Noue a fermé les églises de Saint-Germain-de-Marencennes et de Péré jusqu'à nouvel ordre, n'autorisant les visites que sur demande préalable en mairie. Une décision de repli que ne souhaite pas l'abbé Sesuraj qui tient à garder l'édifice emblématique en libre accès pour ne pas « capituler » face au vandalisme. Concernant l'éventuelle installation d'un système de vidéosurveillance pour prévenir de futures intrusions, des responsables de la paroisse rappellent les contraintes strictes liées à la préservation de ce patrimoine classé.

Un appel à la miséricorde

À l'issue de cette cérémonie, ce n'est pas un sentiment de colère qui s'est élevé sous les voûtes de Notre-Dame. Le prêtre et ses paroissiens ont uni leurs voix dans un appel à la miséricorde, priant publiquement pour que les auteurs de ces actes soient « pardonnés et retrouvent la paix ». Un rassemblement de soutien suivi d'un pique-nique convivial est prévu devant l'église le mardi 28 avril, organisé par le comité local Laïcité et République.

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