Une caverne en plein Paris ? Si la file d'attente au soleil pour l'installation de JR peut sembler longue ce mardi après-midi, elle progresse rapidement. Une fois à l'intérieur, la fraîcheur et la pénombre font oublier le début de canicule. On se retrouve transporté, loin du métro et de l'agitation parisienne. La Caverne du Pont-Neuf a rouvert ce lundi et attire l'attention avec ses 18 mètres de hauteur. « Je suis venu exprès, j'ai suivi toute la communication autour du projet », déclare un visiteur.
Un projet qui suscite la curiosité
Familles, touristes, retraités : le projet attire une foule variée. Décor minéral, fond sonore venteux, lumière tamisée, l'immersion est totale. « On n'a pas du tout l'impression d'être sur un pont », confie une touriste impressionnée. Une Parisienne renchérit : « C'est extraordinaire, c'est comme être dans une grotte. » Les retours sont positifs, l'intention de l'artiste semble comprise : « Ça combine ancien et moderne. »
Un accueil favorable des Parisiens
Attachés à la beauté historique de leur ville, les Parisiens accueillent volontiers La Caverne du Pont-Neuf. « Je ne trouve pas que ça gâche le paysage », commente un passant. Certains en veulent même plus, comme cette jeune femme qui s'exclame en riant : « À quand la prochaine ? »
Quelques détails à peaufiner
Si l'expérience séduit, quelques points laissent à désirer. Premier bémol : la communication met en avant les parfums et la bande-son de Thomas Bangalter, ex-Daft Punk, mais peu de visiteurs les ont remarqués. Autre problème : la sortie de métro Pont-Neuf débouche sur la fin de l'exposition, obligeant à faire le tour. « Ce n'est pas très pratique », regrette un visiteur. « C'est dommage, ce n'est pas signalé qu'on ne rentre pas par là », ajoute une jeune femme.
Un engouement qui ne faiblit pas
Malgré ces accrocs, l'enthousiasme reste fort. Beaucoup prévoient de revenir. « On va y retourner », glisse un visiteur. Xavier, lui, l'a déjà planifié : « Je vais revenir avec ma famille et mes amis. » Si l'envie vous prend d'explorer cette grotte urbaine, ne tardez pas : comme les œuvres de Christo et Jeanne-Claude auxquelles JR rend hommage, celle-ci est éphémère. Vous avez jusqu'au 28 juin pour vous y perdre.



