« The Things You Kill » : un thriller psychologique turc brillant et dérangeant
« The Things You Kill » : thriller psychologique turc brillant

Le nouveau film d'Alireza Khatami, The Things You Kill, débarque ce soir sur Ciné+ Frisson à 22h40 et en streaming sur myCANAL. Après Les Chroniques de Téhéran, le réalisateur iranien propose une œuvre déroutante qui mêle drame familial, violence psychologique et symbolisme politique.

Un retour aux sources douloureux

Ali, un universitaire exilé aux États-Unis depuis des années, revient en Turquie pour constater que sa mère vit toujours sous la coupe d'un père autoritaire et violent. Lorsque la mère meurt subitement, Ali soupçonne son père d'être responsable. L'arrivée d'un mystérieux étranger va faire basculer le récit dans une dimension plus trouble, où la frontière entre réalité et fantasme s'estompe.

Le film, d'une durée de 1h53, met en scène Ekin Koç dans le rôle d'Ali et Erkan Kolçak Köstendil dans celui du père. La critique salue une interprétation intense qui renforce l'atmosphère oppressante du long-métrage.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un formalisme au service du trouble

Xavier Leherpeur, critique pour TéléObs, souligne que le cinéma de Khatami n'échappe jamais à un certain formalisme théorique. « Si c'est encore le cas ici − raison pour laquelle le spectateur peut se sentir un rien déconcerté durant la première partie de cette fable politique et symbolique sur le déni de la culpabilité −, une fois la règle du jeu acquise et admise, la duplicité narrative du récit nous plonge dans les vertiges du trouble », écrit-il.

Le film est décrit comme « perturbant mais brillant », un puzzle psychologique qui exige une attention soutenue mais récompense le spectateur par une expérience immersive et dérangeante.

Une fable sur le déni et la culpabilité

Au-delà de l'intrigue familiale, The Things You Kill se veut une réflexion sur la violence domestique et le poids du silence. Le réalisateur utilise la métaphore du déni pour explorer les traumatismes hérités et la difficulté de briser le cycle de la tyrannie. La critique note que le film, bien que turc dans son décor, porte un message universel sur les abus de pouvoir et la résilience.

Le long-métrage a été présenté en 2025 et bénéficie d'une diffusion en prime time ce jeudi 2 juillet à 22h40 sur Ciné+ Frisson. Il est également disponible à la demande sur myCANAL.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale