Un retour aux sources pour Shackleton
Le musicien britannique Shackleton, de son vrai nom Sam Shackleton, sort son nouvel album «Departing Like Rivers» le 1er juillet 2026. Dans un entretien accordé à Libération, il explique que ce disque marque un retour à une approche plus intuitive de la production, après une décennie passée à explorer des formats plus conceptuels. «J'ai ressenti le besoin de revenir à l'essentiel, à ce qui m'a poussé à faire de la musique au départ : le rythme et l'émotion brute», confie-t-il.
Une carrière marquée par l'expérimentation
Depuis ses débuts au milieu des années 2000, Shackleton s'est imposé comme une figure majeure de la scène électronique underground. Ses morceaux, souvent caractérisés par des rythmiques complexes et une atmosphère sombre, ont influencé de nombreux artistes. En 2009, son album «Three EPs» a été salué par la critique pour son mélange de dubstep, de techno et de musique expérimentale. Depuis, il a multiplié les collaborations et les projets, notamment avec le collectif Skull Disco.
«Departing Like Rivers» : un album entre club et contemplation
Le nouvel album, qui compte neuf titres, explore des textures sonores inédites tout en restant ancré dans la dancefloor. Shackleton décrit ce projet comme «une tentative de créer une musique qui fonctionne à la fois sur un dancefloor et dans un casque, en solitaire». Le morceau titre, «Departing Like Rivers», illustre cette dualité avec ses basses profondes et ses mélodies aériennes. L'album a été enregistré entre Londres et Berlin, deux villes qui ont profondément marqué l'artiste.
Une philosophie de la danse
Interrogé sur le rôle du public dans sa musique, Shackleton déclare : «J'espère toujours que ceux qui dansent sur ma musique éprouvent quelque chose d'inhabituel, une sensation qui les sort de leur quotidien. La danse n'est pas qu'un mouvement, c'est une expérience intérieure.» Cette approche se retrouve dans ses sets, où il privilégie les transitions longues et les montées en tension.
Un artiste en constante évolution
À 45 ans, Shackleton ne montre aucun signe d'essoufflement. Il prévoit une tournée européenne à l'automne 2026 et travaille déjà sur de nouveaux projets, dont une collaboration avec un orchestre de chambre. «Je veux continuer à me surprendre moi-même, à repousser les limites de ce que je peux faire avec des machines et des sons», conclut-il.



