Dominique A : « Il est hors de question de servir la soupe à Vincent Bolloré »
Le chanteur et écrivain a déclaré qu’il ne se produirait plus dans les salles appartenant au milliardaire d’extrême droite. Il nous explique pourquoi.
Propos recueillis par Sophie Delassein. Publié le 29 avril 2026 à 20h00.
Ce matin, mercredi 29 avril, il a frappé fort. Sur ses réseaux sociaux, Dominique A a déclaré boycotter les points Relay des gares, mais surtout les salles de spectacles comme l’Olympia et le Casino de Paris appartenant à la sphère Bolloré, « ce milliardaire d’extrême droite qui met tout en œuvre pour que le Rassemblement national accède au pouvoir, de manière de plus en plus volontariste ». La petite bombe lancée depuis la Loire-Atlantique, par un artiste de la scène underground a fait son effet. Le chanteur espère maintenant que les « poids lourds » lui emboîteront le pas.
Qu’est-ce qui vous a poussé à publier ce post ?
Dominique A : L’affaire Grasset [Olivier Nora, PDG de la maison d’édition a été limogé par Vincent Bolloré, NDLR], vraiment et la tribune que Vincent Bolloré a signée dans son journal, le « JDD » [où le propriétaire du groupe Hachette qualifiait le monde …].
Le chanteur poursuit : « Il est hors de question de servir la soupe à Vincent Bolloré. Je ne peux plus cautionner, même indirectement, un système qui vise à faire basculer notre démocratie vers l’extrême droite. »
Dominique A précise que sa décision est personnelle mais qu’il appelle les autres artistes à réfléchir à leur propre responsabilité. « Chaque cachet, chaque billet vendu dans ces salles contribue à enrichir un homme qui utilise ses médias pour diffuser des idées xénophobes et autoritaires. »
L’artiste, connu pour ses textes engagés, espère que ce geste aura un effet d’entraînement. « Je ne suis pas le plus gros poisson, mais si des artistes plus populaires me suivent, cela pourrait faire bouger les lignes. »
Interrogé sur l’impact financier de ce boycott, Dominique A répond : « Je suis conscient que cela peut me coûter des dates, mais ma conscience a un prix. Je préfère jouer dans des petites salles indépendantes que de me produire dans des lieux qui appartiennent à un ennemi de la démocratie. »
Le chanteur conclut : « Nous vivons un moment historique où les citoyens doivent choisir leur camp. En tant qu’artiste, j’ai une tribune, et je me dois de l’utiliser pour défendre les valeurs qui sont les miennes. »



