La marque "Enfants Riches Déprimés" accusée de glorifier le fascisme et la culture du viol
Marque accusée de fascisme et culture du viol : l'action de NousToutes

La marque "Enfants Riches Déprimés" dans la tourmente après des accusations graves

Après un passage remarqué à la Paris Fashion Week début mars 2026, la marque de vêtements "Enfants Riches Déprimés" se retrouve sous le feu des critiques du collectif NousToutes. Accusée de mobiliser des références au fascisme, à la culture du viol et à des figures controversées, l'enseigne a été la cible d'une action coup de poing à Paris le 2 avril 2026.

Une action militante pour dénoncer des pratiques choquantes

Le 2 avril, des militantes de NousToutes ont mené une intervention devant la boutique parisienne de la marque, fondée par l'Américain Henri Alexander Levy. Elles ont recouvert les vitres de slogans percutants comme "Shopping pour violeurs et fachos", projeté de la peinture rouge sur la façade et utilisé des pochoirs au sol. L'objectif était clair : dénoncer la promotion de la culture du viol et l'utilisation de symboles fascistes par la marque, selon les explications du collectif.

NousToutes affirme que "Enfants Riches Déprimés" va bien au-delà de la simple provocation. Le collectif pointe du doigt des pièces inspirées très directement des vêtements SS, avec des croix associées à l'extrême droite, telles que la croix pattée ou la croix celtique. De plus, le créateur semble apprécier l'esthétique de la croix gammée, comme en témoignent ses stories Instagram, désormais supprimées.

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Des références à des figures controversées et des scénographies troublantes

La marque est également critiquée pour des visuels comme le portrait de Roman Polanski, qualifié de "pédocriminel assez célèbre", affiché sur des tee-shirts et des badges. Dans les publicités, ces articles sont souvent portés par des mannequins dénudées et d'apparence très juvénile, ce que NousToutes décrit comme le comble du cynisme et une valorisation assumée de la pédocriminalité.

Le 8 mars 2026, journée internationale des droits des femmes, la marque a ajouté à la controverse en faisant défiler le chanteur Marilyn Manson, accusé de violences sexuelles. Sur le podium, une femme à moitié nue gisait au sol, une scénographie que le collectif estime loin d'être anodine. Des collaborations avec le photographe américain Terry Richardson, lui aussi accusé d'agressions sexuelles, sont également pointées du doigt.

La normalisation dangereuse des symboles extrémistes

NousToutes dénonce un phénomène plus large : la normalisation des symboles fascistes et de la culture du viol pour les rendre vendables dans le monde de la mode. Selon le collectif, reprendre des références fascistes ou nazies revient à rendre cool et luxueux les génocides, tout en banalisant l'idée d'une suprématie blanche. Ce message, qui n'est pas anodin, est envoyé en premier lieu aux femmes et aux minorités, toujours les premières victimes des idéologies fascistes.

Loin du côté punk et subversif vanté par la marque, ces représentations participent à une forme de normalisation où les violences ne sont plus dénoncées, mais glamourisées et fashionisées. Dans un contexte où les néonazis défilent de plus en plus dans les rues en France et où l'Assemblée nationale a récemment observé une minute de silence en hommage à l'un d'entre eux, NousToutes appelle à prendre ses responsabilités et au boycott total de la marque.

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