Rapport sur l'audiovisuel public : critiques et polémiques
Rapport audiovisuel public : critiques et polémiques

Le député UDR Charles Alloncle a publié mardi 5 mai 2026 un rapport de 551 pages sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l'audiovisuel public. Ce document, issu d'une commission d'enquête lancée à la demande de l'UDR, dresse un constat sévère : le secteur serait en « crise » et ne répondrait plus aux « attentes des Français ». Le rapport pointe notamment un manque de neutralité, des conflits d'intérêts et des coûts trop importants.

Des critiques immédiates

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a vivement critiqué le rapport, estimant qu'il « passe malheureusement à côté de l'essentiel ». De son côté, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte-Cunci, a dénoncé un « affaiblissement historique » et redouté une « perte immense pour le savoir » si des chaînes comme France 5 venaient à disparaître. Le président de la commission d'enquête, Jérémie Patrier-Leitus, a accusé Charles Alloncle de vouloir « préparer les esprits » à une privatisation.

Des propositions radicales

Le rapport préconise plus d'un milliard d'euros d'économies sur les quatre milliards de financement public. Parmi les mesures : la suppression de France 4, la fusion de France 2 et France 5, ainsi que celle de franceinfo et France 24, et la réunion des réseaux France 3 Régions et ICI. Ces propositions visent à réduire les coûts et à améliorer l'efficacité du service public.

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Un contexte politique tendu

Charles Alloncle, député de 32 ans, est accusé de méthodes « inquisitoriales » mais applaudi par les contempteurs de l'audiovisuel public. Il espère traduire une partie de ses recommandations dans une proposition de loi, qu'il déposera lors d'une niche parlementaire de l'UDR fin juin. Le rapport a été adopté de justesse la semaine dernière, et le président du RN Jordan Bardella a réaffirmé son souhait de privatisation, bien que sa mise en œuvre soit complexe.

Le rapport énumère également des exemples de « biais militants » et d'« hostilité ciblée » envers le RN dans les médias publics. Il critique le désengagement des autorités de tutelle, notamment l'État et la Cour des comptes, qu'il juge responsables des dérives constatées.

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