Nikos Aliagas se livre dans une interview exclusive pour 20 Minutes TV
L'animateur et photographe Nikos Aliagas a été l'invité de l'émission « Scope ! » sur 20 Minutes TV, à l'occasion de l'exposition « Les grands âges » présentée au Musée de l'Homme à Paris. Cette exposition, qui se tient jusqu'au 3 janvier 2027, met en lumière une sélection de ses photographies les plus marquantes. Durant cet entretien, il s'est prêté au jeu du « Trombinoscope », un exercice qui consiste à réagir spontanément à des noms de personnalités ayant croisé son parcours professionnel riche et varié.
Christine Bravo : une sœur et une mentor
La première personnalité évoquée est Christine Bravo, avec qui Nikos Aliagas partage une date de naissance, le 13 mai. « C'est une grande sœur, déjà. Une sœur jumelle, née le 13 mai, comme moi », confie-t-il. Elle l'a recruté pour l'émission « Union Libre » en 1998, aux côtés de la productrice Estelle Gouzi. Initialement réticent, Aliagas a finalement embrassé ce nouveau rôle avec enthousiasme, devenant même rédacteur en chef de l'émission. « En arrivant, j'ai dit : 'Attendez, moi, je ne fais pas ça, je suis journaliste', et puis, au bout de six mois, je dansais sur la table en slip avec Anthony Kavanagh », raconte-t-il avec humour. Il souligne l'authenticité de Christine Bravo, qu'il préfère au « bullshit aseptisé » souvent rencontré dans le milieu.
Une passion pour la musique : entre hobby et projets futurs
Le dialogue se poursuit avec la chanteuse grecque Eléna Paparizou, avec qui Nikos Aliagas a repris « L'envie d'aimer » en grec. Il explique que cette collaboration est née d'un désir de créer un album avec ses amis d'enfance, tous musiciens accomplis. Le clip, tourné dans un avion abandonné, a été une expérience amusante où il a joué le rôle d'un « latin lover à deux balles ». Bien qu'il ait sorti un album en 2007 et envisage peut-être un nouvel opus pour 2027, il insiste sur le fait que la musique reste un hobby. « Je ne suis pas Florent Pagny quand je chante, mais ça va, je fais un peu illusion », avoue-t-il. Il cite Nana Mouskouri, qui lui a rappelé que chanter doit être une question de vie ou de mort, une leçon qu'il a retenue.
L'hommage émouvant à Grégory Lemarchal
L'évocation de Grégory Lemarchal provoque une vive émotion chez Nikos Aliagas. « Terrible, terrible. On ne se remet pas de la mort de Greg, c'est terrible », déclare-t-il. Il partage que la présence de Grégory lui manque sur les plateaux, notamment lors des génériques de « Star Academy ». Un hommage récent lors de la saison précédente de l'émission l'a particulièrement touché, rappelant la jeunesse et l'insouciance de l'artiste disparu. « Grégory n'a jamais vieilli. Il est resté jeune, un ange », affirme-t-il, soulignant l'impact durable de cette perte sur sa propre perception du temps et de la vie.
Des interviews présidentielles et une vision du journalisme
Nikos Aliagas aborde également son interview d'Emmanuel Macron en 2021 pour la chaîne grecque ERT, un moment qu'il qualifie de « très privilégié ». Bien que l'entretien devait initialement porter sur la Grèce, le président français a abordé une variété de sujets, offrant une discussion riche et humaine. Aliagas a interviewé de nombreuses personnalités politiques, comme François Hollande, Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d'Estaing, mais il souligne que le reportage politique n'est plus un but en soi pour lui. « Avoir accès à des personnalités de cette dimension pour pouvoir discuter d'autres choses avec elles, sur une entrée peut-être plus humaine, moins liée à l'actualité, ça m'intéresserait », explique-t-il, privilégiant désormais les échanges authentiques et profonds.
À travers cette interview, Nikos Aliagas révèle les multiples facettes de sa carrière, de ses passions et de ses réflexions sur la vie, encourageant chacun à vivre pleinement. « Vivez ! C'est ce que je dis aux jeunes : vivez ! », conclut-il, rappelant l'importance de saisir chaque instant.



