Xenia Fedorova qualifiée d'« agente russe » par Glucksmann, défendue par Lagardère
Fedorova : « agente russe » pour Glucksmann, défendue par Lagardère

Raphaël Glucksmann, candidat potentiel à la présidentielle, a vivement critiqué la chroniqueuse Xenia Fedorova, la qualifiant d'« agente russe » et de propagandiste de Vladimir Poutine. Ses propos, tenus dans l'émission Le Grand Jury (RTL, Public Sénat, Le Figaro, M6), ont relancé le débat sur la présence de cette figure controversée dans les médias français.

Des accusations graves

« Il faut lui retirer le micro, parce qu’en réalité, ce n’est pas une journaliste, ce n’est pas une commentatrice, c’est une agente russe et c’est une agente russe depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en 2022 », a affirmé Glucksmann. Selon lui, les médias de Vincent Bolloré, en offrant une tribune à Fedorova, « se font les caisses de relais de la propagande poutinienne ».

Il a ajouté : « Si c’est ça ce que l’extrême droite appelle du patriotisme, eh bien ça confirme juste une chose, c’est que ces gens sont au service d’intérêts étrangers hostiles à ceux de notre Nation, et en particulier d’un régime qui menace directement la France et l’Europe. »

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Un parcours sous le feu des critiques

Ancienne directrice de la chaîne officielle russe RT en France, Xenia Fedorova est régulièrement accusée de relayer la propagande du Kremlin, y compris au sein du gouvernement français. Elle intervient sur CNews et Europe 1, tient une chronique dans le JDNews et présente l’émission religieuse « Lumières orthodoxes » sur CNews et CStar, deux chaînes du groupe Canal+.

Une défense unanime des dirigeants de Canal+

Ce dimanche, Arnaud Lagardère, gérant de Lagardère Radio (propriétaire d’Europe 1), et Gérald-Brice Viret, directeur général de Canal+ France, ont pris sa défense dans une tribune publiée par le Journal du dimanche. Ils y affirment que Fedorova « contribue depuis près de 10 ans à la diversité du paysage audiovisuel français » et « apporte sur le conflit russo-ukrainien un éclairage que l’on n’entend pas ailleurs ».

« Nous n’approuvons pas forcément chacune de ses positions. En revanche, nous nous opposons à sa délégitimation systématique », écrivent-ils dans cette tribune intitulée « Défendre la liberté d’expression, surtout lorsqu’elle dérange ».

La liberté d’expression en question

Vendredi 29 mai, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, avait déjà défendu Fedorova lors de l’assemblée générale du groupe, estimant que sa présence sur CNews relevait d’un enjeu de « liberté d’expression ». « Je ne crois pas qu’on peut parler d’un agent russe (...), journaliste oui, agent non », avait-il répondu à un actionnaire.

Plus largement, Raphaël Glucksmann a déploré que les dirigeants politiques « ne parlent quasiment plus de l’Ukraine » alors qu’il existe « le risque d’une guerre sur le sol de l’Union européenne avant 2029 ». Il a appelé à « soutenir massivement les Ukrainiens, non pas simplement par solidarité envers une Nation dont le seul crime est de vouloir vivre libre, mais parce que c’est notre intérêt vital ».

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