Le documentaire « Etty », diffusé sur Arte, plonge le spectateur dans l’univers intime et bouleversant d’Etty Hillesum, une jeune femme juive néerlandaise dont les écrits ont marqué la littérature de la Shoah. Réalisé par Sarah Bertrand, ce film de 52 minutes mêle archives, lectures de son journal et témoignages d’historiens pour dresser le portrait d’une femme qui, malgré l’horreur, a choisi la liberté intérieure.
Un cheminement spirituel face à la barbarie
Etty Hillesum, née en 1914, a tenu un journal entre 1941 et 1943, alors que les nazis persécutaient les Juifs. Refusant de se considérer comme une victime, elle a développé une philosophie de vie fondée sur l’amour et la compassion, même envers ses bourreaux. Le documentaire montre comment elle a trouvé la force de dire « oui » à la vie, malgré la mort imminente. « Elle a transformé sa peur en une forme de résistance intérieure », explique l’historien Philippe Mesnard dans le film.
Des images d’archives poignantes
Le réalisateur a puisé dans les archives filmées de l’époque, notamment des images de Westerbork, le camp de transit où Etty a été internée avant d’être déportée à Auschwitz. On y voit des visages anonymes, mais aussi des scènes de vie quotidienne qui contrastent avec la tragédie. Ces images, associées à la voix de l’actrice Mélanie Laurent qui lit les textes d’Etty, créent une immersion saisissante.
Un message universel
Au-delà du contexte historique, « Etty » interroge notre rapport à la liberté et à la dignité humaine. « Elle nous apprend que la liberté est un choix intérieur, même quand tout est perdu », souligne la réalisatrice. Le documentaire invite à réfléchir sur la résilience et la capacité de l’être humain à trouver un sens à la souffrance.
Diffusé dans le cadre d’une soirée spéciale sur Arte, « Etty » a reçu un accueil critique favorable. Le journal Télérama le qualifie de « documentaire nécessaire, qui rend hommage à une voix trop longtemps méconnue ». Le film est disponible en replay jusqu’au 12 juin 2026.



