À 53 ans, Bruno Girard est le plus expérimenté des huissiers de l'Institut de France, la maison qui accueille notamment l'Académie française. Dorures au plafond, tapis épais au sol : le lieu respire la tradition et l’Histoire. Bruno Girard, la main sûre, enchaîne les pleins et les déliés sur un large tableau blanc qui trône au pied de l’imposant escalier. Ces marches mènent aux espaces de travail, au premier étage de l’Institut de France. Les lettres se forment peu à peu, annonçant l’horaire des prochaines réunions ou le jour où siège la commission.
Un homme de l'ombre indispensable
Il y a trois tableaux en tout dans cet ensemble de bâtiments, qui date de 1795. Ils sont les repères auxquels se réfèrent les 517 académiciens – des sièges sont vacants – admis en ces lieux. Il est maintenant temps d’aller préparer la grande salle pour la séance de l’après-midi. « Je fais entre 10 et 12 kilomètres par jour en arpentant les couloirs », assure Bruno Girard.
Son rôle est essentiel au bon fonctionnement de l'institution. « Sans lui, tout l’Institut serait grippé », confie un académicien. Bruno Girard connaît tous les recoins du palais du quai de Conti, et les habitudes de chacun. Il guide les visiteurs dans les coulisses de ce lieu prestigieux, qui intronisera, le 20 mai, le chef cuisinier Guy Savoy.
Un métier de tradition et de discrétion
Huissier de cérémonies depuis vingt ans, Bruno Girard est le garant du protocole et du bon déroulement des séances. Il prépare les salles, accueille les académiciens et veille à ce que tout soit en ordre. Sa journée type commence tôt le matin et se termine tard le soir, rythmée par les réunions et les cérémonies.
L'Institut de France, fondé en 1795, regroupe cinq académies : l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des sciences, l'Académie des beaux-arts et l'Académie des sciences morales et politiques. Chaque académie a ses propres traditions et ses membres illustres. Bruno Girard les connaît tous, ou presque.
Pour en savoir plus sur le quotidien de cet homme de l'ombre, lisez l'article complet dans Le Parisien Week-end.



