Pierre Soletti partage son amour de la poésie avec des élèves et bénévoles
Pierre Soletti partage sa passion poétique

Rencontre poétique au collège Foch

Le poète toulousain Pierre Soletti a récemment échangé avec des élèves de sixième du collège Foch et des bénévoles de l’association Lire et faire lire, à Saint-Affrique. L’association, qui vise à faire aimer la lecture et les livres aux enfants, est coordonnée dans chaque département par la Ligue de l’enseignement et l’UDAF. Audrey Valéry, coordinatrice pour la Ligue, précise : "En Aveyron, elle compte environ 140 bénévoles, dont une quarantaine dans le Sud-Aveyron."

Des échanges riches avec les jeunes et les adultes

Le matin, Pierre Soletti a dialogué avec vingt-cinq élèves de 6e. L’après-midi, il a rencontré une quinzaine de bénévoles adultes de Lire et faire lire. Reconnu nationalement et traduit à l’étranger, le poète a confié : "Je m’intéresse particulièrement à tout ce qui touche à la liberté. Ce sont des poèmes en vers libres. Le poète, de toute façon, veut toujours la liberté totale. Ce sont toujours des messages humanistes."

Un travail sur la langue et les mots

Pierre Soletti s’intéresse aux mots et à leur impact : "Avec les mots, on change le monde. Ça démarre par là." Il lit des extraits de ses écrits et évoque la poésie : "Ce qui m’intéresse, c’est de répandre un maximum de poésie, parce qu’on en manque actuellement. La plupart des gens ne savent même pas ce que c’est la poésie. Le but, c’est d’avoir une approche du poème, de prendre du plaisir à lire, à écrire. La poésie est vivante, vivace. Elle existe." Pour lui, la poésie offre une vision différente : "Les poètes utilisent les mots de façon étrange, bizarre. Ça questionne. Ce qui m’intéresse, c’est de questionner, plus que de répondre."

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Deux nouveaux recueils

Pierre Soletti a récemment publié deux recueils. Le premier, La démarche reggae du dromadaire (Cheyne), est "une ode à la lenteur, à revenir à des choses qui prennent leur temps." Le second, Elle ne terminait pas ses phrases (Le Port a jauni), est "un poème sur la disparition et l’apparition avec une double lecture sur le monde. Soit on y voit un poème sur la violence du monde actuel, soit on peut y voir la douceur que nous sommes capables de générer. On nous parle beaucoup de guerre, mais nous, ce dont on a envie, c’est qu’on nous foute la paix."

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