Michaël Delafosse dévoile son panthéon culturel : livres, films et séries qui l'ont marqué
Michaël Delafosse : son panthéon culturel dévoilé

Michaël Delafosse : un élu passionné de culture

On ne fera pas le procès à Michaël Delafosse de dénigrer la culture. Le maire de Montpellier, réélu au second tour des municipales avec un confortable score de 50,13 %, a d'abord siégé comme adjoint à la culture du chef-lieu de l'Hérault, entre 2008 et 2011. Chez ce professeur d'histoire-géographie, la culture n'est pas un vain mot : elle irrigue tous les aspects de la vie. De ses premiers chocs littéraires à ses découvertes récentes, des classiques de Victor Hugo aux récits contemporains, il tisse une relation intime et durable aux œuvres artistiques.

Un lecteur passionné et éclectique

Interrogé par Le Point, partenaire de la comédie du Livre de Montpellier, Michaël Delafosse se décrit comme un grand acheteur de livres. « Les libraires m'aiment bien, je suis un gros client », confie-t-il. Avec ses fonctions de maire, ses rendez-vous avec la lecture se font davantage au mois d'août. Pour lui, la présence du livre est précieuse, que ce soit pour le plaisir, l'imaginaire ou le travail. « L'éloquence, ce n'est pas juste le bien parler, c'est avoir des citations, c'est parfois convoquer des œuvres de l'esprit dans les discours », explique-t-il.

Parmi ses auteurs de référence, Victor Hugo occupe une place spéciale : « En quatrième, j'avais un professeur de lettres absolument extraordinaire qui m'a fait lire Quatrevingt-treize. Cela a joué un rôle pour moi, comme préadolescent. » Il cite également Shakespeare, Marguerite Yourcenar (Mémoires d'Hadrien) et Javier Cercas, dont les livres « ont des rapports avec l'histoire ». La biographie est un style qu'il affectionne, notamment celle de De Gaulle par Julian Jackson et la biographie croisée de Claude Monet et Georges Clemenceau par Alexandre Duval-Stalla.

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Cinéma et séries : des œuvres marquantes

Le premier film qui l'a vraiment marqué est 2001, l'Odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, qu'il a partagé avec son fils adolescent. Il évoque aussi Le Dictateur de Chaplin, Casablanca et La Liste de Schindler. Mais le chef-d'œuvre absolu du cinéma pour lui est Shoah de Claude Lanzmann : « C'est l'œuvre la plus monumentale, la plus patrimoniale. »

Parmi les séries récentes, il a dévoré Squid Game, Le Problème à trois corps (qui l'a poussé à lire le livre), Game of Thrones, The West Wing, La Diplomate, Le Maître du Haut Château et La Servante écarlate. Cette dernière l'a particulièrement marqué par ses résonances contemporaines sur la laïcité et l'ingérence du religieux.

Musique et plaisirs culturels

Michaël Delafosse est un amateur de chanson à texte : Goldman, Renaud, Aznavour, Brel. Il apprécie particulièrement Bach pour sa simplicité et sa beauté, et cite Daniel Balavoine (« Tous les cris les SOS ») et Barbara (« Göttingen »). Il ne croit pas aux plaisirs coupables : « À partir du moment où il y a plaisir, c'est bien. » Il aime le cinéma populaire, les comédies comme La Folie des grandeurs et Intouchables, et les concerts de Mika.

Un panthéon personnel

Pour lui, Martin Eden de Jack London est une œuvre fondatrice, qu'il a offerte trente fois. Il aimerait dîner avec Stanley Kubrick et François Rabelais. Son panthéon culturel est riche et varié, reflet d'une vie nourrie par les arts.

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