Un retour en demi-teinte pour Michael Connelly
Michael Connelly, maître du roman policier, revient avec «L'Arbre de fer», un opus qui met en scène ses deux héros récurrents : l'inspecteur Harry Bosch et l'avocate Mickey Haller. Mais cette fois, l'auteur semble avoir voulu trop en faire, au détriment de la cohérence narrative.
Une intrigue surchargée
Le roman entremêle plusieurs enquêtes : un meurtre non résolu, une affaire de corruption et une disparition mystérieuse. Si l'ambition est louable, le résultat est confus. Les fils se perdent, et le lecteur peine à suivre. Connelly, d'habitude si habile à tisser des trames complexes, tombe ici dans le piège de la surcharge informationnelle.
Des personnages moins incarnés
Harry Bosch, d'ordinaire si charismatique, semble ici fatigué. Ses réflexions, souvent profondes, paraissent mécaniques. Mickey Haller, l'avocat à la répartie cinglante, est relégué au second plan. Les dialogues, qui faisaient la force des précédents romans, manquent de mordant.
Un rythme inégal
Le récit alterne entre scènes d'action haletantes et longues phases d'exposition. Les rebondissements sont nombreux, mais leur accumulation finit par lasser. La résolution, trop rapide, laisse un goût d'inachevé. Connelly, pourtant coutumier des fins percutantes, déçoit ici.
Une critique sociale toujours présente
Malgré ces défauts, «L'Arbre de fer» n'est pas dénué d'intérêt. Connelly aborde des thèmes qui lui sont chers : la corruption policière, les inégalités judiciaires et la quête de vérité. Ces éléments, bien que dilués, offrent des moments de réflexion. Mais ils ne suffisent pas à sauver un roman trop ambitieux.
Un avis mitigé
En conclusion, «L'Arbre de fer» est un polar correct, mais inférieur aux standards de Connelly. Les fans inconditionnels y trouveront leur compte, mais les néophytes risquent d'être déconcertés. Un ouvrage à réserver aux amateurs avertis.



