Fabcaro revisite le Club des cinq
Après avoir parodié le catalogue de La Redoute, le récit de voyage et le roman-photo, Fabcaro s'attaque désormais à la littérature jeunesse et à la mythique Bibliothèque rose avec « Les cinq ami·e·s l'échappent belle in extremis ». L'auteur saisit et détourne à merveille les codes du genre, offrant une lecture à la fois nostalgique et hilarante.
Un maître du pastiche
Fabcaro, connu pour ses romans de poetic loser comme « Broadway » ou « les Derniers jours de l'apesanteur », et pour ses scénarios d'Astérix, revient régulièrement au pastiche. Dans « la Bredoute » (éd. 6 Pieds sous terre, 2007), il avait passé au crible le catalogue de La Redoute ; dans « Carnet du Pérou » (2013), le récit de voyage ; et dans « Et si l'amour c'était aimer » (2017), le roman-photo. Avec cette nouvelle œuvre, il s'attaque à la littérature jeunesse, un terrain de jeu fertile pour son humour.
Un objet qui reprend les codes de la Bibliothèque rose
L'ouvrage reprend les codes de la mythique Bibliothèque rose de Hachette, collection dans laquelle a été publié « le Club des cinq » d'Enid Blyton, en alternance avec la Bibliothèque verte. Les aventures de Claude, François, Mick, Annie et le chien Dagobert, qui ont bercé l'enfance de nombreux lecteurs, sont ici détournées avec une dose de rigolade bienvenue.
En cette période de canicule, l'esprit nostalgique vagabonde vers l'été, le vrai, celui qui se déroulait naguère aux mois de juillet et d'août. Le temps des vacances, de l'océan, des glaces et des « Club des cinq » défraîchis. Grâce à Fabcaro, ce goût de suranné est accessible aujourd'hui, doublé d'une bonne dose d'humour.
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