Jeudi 21 mai, plus de 400 personnes se sont réunies à l’Ombrière pour rencontrer la romancière à succès Mélissa Da Costa. Organisée par la librairie de la Place aux Herbes, cette rencontre était animée par Lorédana Soriano, qui a présenté Fauves, le dernier roman de l’écrivaine.
Une exploration de la violence
« Il y a une partie de Fauves qui est en moi depuis quelques années. Cela fait un moment que je voulais faire un roman qui étudierait la violence, sa transmission notamment dans la partie masculinité. Donc j’avais l’idée d’écrire le parcours d’un jeune homme qui se débattait pour ne pas reproduire la violence », a expliqué la romancière. Dès le départ, pour elle, le terme « fauves » était un adjectif plus qu’un nom, destiné à désigner davantage les hommes que les animaux. L’idée était de créer un parallèle entre la violence animale, instinct de survie, et la violence humaine, construite et réfléchie. « Ce que je voulais montrer, c’est que personne n’est enclin à la violence, c’est toujours une histoire d’enfance brisée. »
Le personnage de Tony
Le roman suit Tony, 17 ans, déjà rempli de haine. Le lecteur l’observe avec peu d’empathie au début, avant de découvrir au fil des pages son passé : un père misogyne qui l’a initié à la virilité et une mère effacée qui disparaît. « D’ailleurs, le personnage du père de Tony a été difficile à écrire parce qu’à aucun moment il ne provoque de l’empathie », a avoué la romancière. Cette rencontre a permis au public d’échanger avec l’auteure sur les thèmes profonds de son œuvre.



