Chaque fin de semaine, Midi Libre Béziers vous fait découvrir un restaurant dans le Biterrois. Ce vendredi 29 mai, place à Nikkie Sushi, place de la Madeleine : une enseigne biterroise de cuisine nippo-péruvienne aux inspirations occitanes.
La cuisine Nikkei débarque à Béziers
Le concept ? Un métissage gastronomique entre les traditions japonaise et péruvienne, où les tacos rencontrent le ceviche, où le riz se marie aux fruits exotiques. Si alléchant soit-il, ce mélange des cultures peut sembler insolite. Mais en réalité, il est né de l’immigration des populations japonaises vers l’Amérique du Sud à la fin du XIXe siècle. Les Péruviens avaient alors rebaptisé leurs nouveaux voisins "Nikkei".
C’est cet héritage cosmopolite que veulent transmettre Rokib et Laura, le jeune couple mixte qui a décidé d’ouvrir le restaurant Nikkie Sushi le 17 mai, sur la place de la Madeleine. "On voulait conserver l’empreinte rustique du lieu avec une déco très française", présente Laura, directrice des opérations en salle. Des ingrédients piochés dans plusieurs cultures pour concocter la recette miracle, à leur sauce.
La belle histoire de deux vingtenaires
Sushis, tacos péruviens : on pourrait s’attendre à découvrir un fast-food. Mais c’est là toute la saveur de l’adresse. Issue, comme son compagnon, de la branche hôtellerie du Lycée Jean-Moulin, Laura souligne qu’il s’agit bien d’un restaurant. "Je porte une attention particulière sur le couvert et le service. C’est tout aussi important que la cuisine pour moi. Le service à table fait partie intégrante de notre identité. Puis les lieux, j’en suis tombée amoureuse", s’enthousiasme-t-elle.
Un affect pour le lieu exacerbé par la satisfaction d’avoir concrétisé ce projet de longue date. "On y réfléchit depuis des années. C’est un rêve devenu réalité", se ravit Laura. Freiné par la pandémie de Covid, le jeune couple a finalement décidé de prendre le taureau par les cornes et d’ouvrir son premier restaurant. "C’était un risque. Mais à toujours repousser, on ne se lance jamais dans les projets qu’on a", philosophe-t-elle.
Un cocktail de saveurs alléchant
Côté cuisine, le savoir-faire de Rokib éclabousse ses plats d’une saveur rafraîchissante. "Ça change. Les gens ne connaissent pas cette cuisine. Pour moi, ça a été le coup de cœur, et depuis, je cuisine avec ma touche personnelle mais à partir de recettes traditionnelles de la gastronomie Nikkei", raconte le cuistot.
Au menu ? De la pâte à gyozas croustillante, cuite en U façon tacos latino, pour accueillir en son sein du ceviche de saumon, thon ou daurade ; des assiettes de viande relevée à la coriandre et du guacamole adouci aux éclats de grenade… Exotisme et fraîcheur sont garantis. Et pour se réchauffer le palais, les épices péruviennes sont au rendez-vous. Le tout pour des prix allant jusqu’à 20 euros pour les plats.
La carte définitive du restaurant sera élaborée d’ici deux semaines, réduite aux produits qui ont eu le plus de succès lors de la première quinzaine d’ouverture.



