Feria d'Alès : Cédric Vidal remporte la Course gardonnenque pour la sixième fois
À Alès, dans le Gard, la Course gardonnenque a une nouvelle fois rassemblé passionnés, familles et cavaliers dans le lit du Gardon. Derrière la victoire de Cédric Vidal, l’épreuve a surtout raconté des histoires de transmission, d’audace et de camaraderie.
Le ciel hésitait tout l’après-midi au-dessus du Pont-vieux d’Alès. Un air frais descendait vers le lit du Gardon pendant que les premiers chevaux se préparaient. Sur les hauteurs, les habitués commentaient déjà les concurrents. À quelques pas du pont, une petite fille découvrait la Course gardonnenque pour la première fois. Les yeux rivés sur les cavaliers, elle soufflait : « Les chevaux sont magnifiques. Je suis impatiente. »
Le public aussi était impatient. Quelques minutes plus tard, les sabots frappaient l’eau alors que le premier départ était lancé. Au programme : une compétition opposant treize cavaliers, répartis initialement en quatre poules, avec à la clé des prix allant de 450 euros pour le premier à 60 euros la participation. Une épreuve dans laquelle la vitesse ne suffit pas et où il faut aussi savoir gérer son cheval, anticiper les trajectoires et garder du souffle jusqu’à la finale.
Au milieu des concurrents, Jean-Pierre Picon a attiré les regards. Doyen de la compétition et co-fondateur de la course, il continue de monter avec la même envie. Et le public ne s’y trompe pas. Sous un ciel incertain, les cavaliers ont bravé l’eau et la vitesse.
Une ambiance électrique
Au fil des manches, le ton monte autour de la piste. « On commence à rentrer dans le vif », lance le speaker après les repêchages. Dans la foule, les cris couvrent presque le bruit de l’eau. La finale approche et les écarts se réduisent. Entre tradition et adrénaline, la Course gardonnenque continue de séduire les Alésiens.
Cette année, plusieurs nouveaux visages ont marqué les esprits. Sabrina et Mathilde participaient pour la première fois. Mathilde, surtout, a su conquérir le public. La cavalière a atteint les demi-finales, « et je n’ai appris que je participais que la semaine dernière ». Une performance saluée.
Un sixième sacre pour Cédric Vidal
Au bout de l’après-midi, Cédric Vidal a fini par imposer son expérience. Avec Dallas, son cheval de 12 ans, il a remporté une sixième victoire dans l’épreuve. « C’est de la gestion de l’effort », résume-t-il simplement après la finale. Avant d’ajouter, pensif : « Le niveau est de plus en plus dur. »
Dans le lit du Gardon, vitesse et maîtrise ont fait la différence. Dallas, le cheval de Cédric Vidal, a une nouvelle fois dominé la course. Le doyen, Jean-Pierre Picon, continue d’écrire l’histoire de la Course gardonnenque.
Entre amis, passionnés et familles, la Gardonnenque reste avant tout une histoire de transmission et d’émotions fortes. Un moment unique qui a marqué cette édition de la Feria d’Alès.



