Rochefort Pacifique célèbre 20 ans de découverte culturelle du Pacifique
Pour sa 20e édition historique, le festival Rochefort Pacifique investit à nouveau les salles de l'Apollo Ciné 8 à Rochefort du 23 au 26 avril. L'événement présente cette année 12 nouveaux films inédits et 9 livres, offrant une immersion complète dans les cultures océaniennes. Voici cinq excellentes raisons de participer à ces festivités uniques en leur genre.
Une alternative écologique et économique au voyage
Découvrir les territoires du Pacifique comme la Nouvelle-Calédonie nécessite habituellement un long voyage jusqu'à Paris, 24 à 48 heures de vol minimum, plusieurs escales, une dépense considérable en billets d'avion et un bilan carbone désastreux. L'alternative proposée par le festival est bien plus accessible : s'installer confortablement dans l'une des salles de l'Apollo Ciné 8 à Rochefort. Le billet journalier coûte seulement dix euros, ou même dix euros pour les quatre jours en adhérant à l'association du Cinéma des ailleurs qui organise l'événement. Un rapport qualité-prix exceptionnel, sans décalage horaire, et une approche résolument écologique.
1. Une édition anniversaire historique
Vingt années d'existence méritent d'être célébrées, surtout lorsque le festival a survécu à la baisse drastique de fréquentation des salles de cinéma et à la crise du Covid qui a affaibli de nombreux événements culturels. « Il faut que l'on rende hommage à ce festival créé par Michel Degorce-Dumas et Anne-Marie Vernet », affirme Sophie Des Clers, présidente de l'association du Cinéma des ailleurs. Pour marquer cet anniversaire, le festival modifie sa formule habituelle. Alors que les années précédentes mettaient à l'honneur un territoire spécifique (comme les îles Fidji en 2024), cette édition s'articule autour de trois thèmes principaux à travers les œuvres océaniennes présentées : l'art traditionnel de la navigation (notamment par les étoiles), les enjeux environnementaux (les îles coralliennes étant particulièrement vulnérables au réchauffement climatique) et les questions sociétales contemporaines.
2. Une vision authentique du Pacifique
Si l'objectif du festival est d'ouvrir une fenêtre sur ces territoires lointains, « ce n'est pas du tourisme », précise Angelina Delebecque, membre de l'organisation. « On apprend énormément à travers ces œuvres, c'est une vision du monde complètement différente de ce que nous connaissons, notamment dans le rapport que ces populations entretiennent avec la nature ». L'événement permet de « promouvoir la découverte de l'autre, au-delà de tous les clichés véhiculés par le tourisme et la colonisation ». Le documentaire « The Dark Emu Story » d'Allan Clarke, qui a reçu le Grand Prix du jury FIFO en 2025 et sera diffusé le vendredi 24 avril à 20h30, illustre parfaitement cette démarche. Il révèle comment l'Australie a dû repenser son histoire en découvrant que les peuples autochtones étaient des agriculteurs sédentaires et non des nomades, contrairement à la version coloniale qui justifiait la prise de terres supposées sans propriétaire.
3. Des films exclusifs et inédits
Une douzaine de films (fictions et documentaires) seront projetés pendant le festival. La plupart n'ont presque jamais été diffusés en France et bénéficieront de sous-titres en français. En ouverture, le public découvrira le mardi 21 avril « Don't tell » de Tori Garrett, un drame projeté en collaboration avec l'association Rochefort sur toile qui aborde la difficile question des abus sexuels dans la société australienne. La clôture du festival sera marquée par un ciné-débat le dimanche 26 avril avec la diffusion de « Manae Feleu, Captain Futuna », un documentaire sorti en 2025 consacré au capitaine de l'équipe de France de rugby, originaire de l'île polynésienne de Futuna.
4. Neuf livres et des rencontres enrichissantes
Plusieurs rencontres avec des auteurs et autrices sont programmées, permettant des échanges d'environ une heure sur des sujets spécifiques, animés par une médiatrice. Le vendredi 24 avril à 15h45, le festival accueillera Maëlle Calandra pour son ouvrage « Jardins, cyclones et catastrophes. Ethnographier le désastre du Vanuatu ». La chercheuse a étudié les jardins de subsistance de l'île de Tongoa pour comprendre « comment est pensée la notion de catastrophe et pourquoi elle permet au social de se réinventer ».
5. Un après-midi festif de clôture
Dernière raison incontournable de participer à Rochefort Pacifique : le festival se conclura par un après-midi festif le dimanche 26 avril au Clos (chemin de la Vieille Forme). Ce lieu convivial accueillera les familles à partir de midi avec un programme alléchant : dégustation de recettes polynésiennes authentiques (poisson cru, four océanien...), ateliers créatifs, danses traditionnelles et diverses animations joyeuses. L'intégralité du programme détaillé est disponible sur le site officiel du festival.



