Marc Dagan, le sénéchal passionné qui incarne l'authenticité historique à Biot et les Templiers
Marc Dagan, sénéchal passionné de Biot et les Templiers

Marc Dagan, le sénéchal varois qui incarne l'authenticité historique

Marc Dagan, habitant de Pierrefeu-du-Var et originaire de Hyères, endossera une fois de plus le prestigieux rôle de sénéchal du temple de Thibault de Saint-Hilaire durant tout le week-end de Biot et les Templiers, édition 2026. Proche conseiller depuis les débuts de l'événement en 2009, il se donne pleinement à cette fonction capitale, qu'il compare à l'équivalent du Premier ministre aujourd'hui.

Un rôle symbolique et une passion ancrée

Drapé dans sa longue tunique siglée de la célèbre croix rouge, Marc Dagan a reçu, comme le veut la tradition instaurée depuis 2009, les clés de la cité des mains du maire, Jean-Pierre Dermit. « C'est un moment qui me touche toujours beaucoup, sourit-il. Symboliquement, on me confie la sauvegarde de Buzot – le nom de la cité à l'époque – et de la commanderie pour tout le week-end. »

Fasciné depuis l'enfance par la tour des Templiers d'Hyères, où il a grandi, Marc Dagan n'a jamais cessé de se passionner pour la grande Histoire. Cette passion l'a conduit à s'investir profondément dans les festivités médiévales de la ville varoise, malgré des débuts parfois difficiles.

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Un parcours semé d'obstacles vers la reconnaissance

« Je m'investissais énormément pour apporter de l'authenticité, mais je n'étais pas vraiment compris, se souvient celui qui a failli jeter l'éponge. On se moquait de moi, on me prenait pour un grand enfant parce que je portais un casque et une épée. »

Loin de raccrocher le heaume, l'animateur jeunesse d'alors décide de créer sa propre compagnie templière, les « Blancs manteaux », désormais présente dans une large partie de l'Europe. « À l'époque, j'ai choisi le titre de sénéchal pour ne pas être assimilé aux mouvements néo-templiers, à la franc-maçonnerie ou à des sectes comme le Temple Solaire, qui faisaient grand bruit à la fin des années 1990 », contextualise le septuagénaire.

Un engagement pour l'authenticité historique

Marc Dagan admet avoir toujours cherché à légitimer ce pan de notre passé : « Nous avons réussi à éviter tous ces écueils en nous concentrant strictement sur la reconstitution historique, sans aucun prosélytisme religieux. » Puriste assumé, il se bat contre les dérives fantastiques : « Chez nous, il n'y a pas de dragons ni d'elfes. Quand le fantastique prend le dessus, les fêtes médiévales se transforment en simples foires. »

À Biot et les Templiers, tout doit être respecté dans le moindre détail. « Par exemple, pour nos costumes, nous nous basons sur les pierres tombales et les fresques templières de l'époque », poursuit-il, s'appuyant sur des écrits et des témoignages d'historiens. Et d'ajouter, méthodique : « Nous prêtons aussi attention au moindre détail : tous les Templiers portent la barbe et ont le crâne rasé durant le festival, conformément à la règle. C'est un symbole d'austérité, pour éviter de s'enorgueillir et respecter les vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. »

Une compagnie devenue incontournable

Cette rigueur a fait de Marc Dagan un très proche conseiller de la municipalité pour ces journées médiévales, chargé de veiller, aux côtés de scientifiques, à la véracité historique de l'événement. La rencontre avec Biot s'est faite un peu par hasard : « Un ami, ancien souffleur de verre, m'a incité à venir découvrir Biot en 2008. Puis, l'année suivante, j'ai été contacté par la commune pour participer à la commémoration des 900 ans de la donation du castrum de Buzot aux Templiers, par le comte de Provence. »

Ils étaient venus pour y jouer quelques saynètes sur une journée, mais le succès a été tel, avec près de 20.000 personnes, que le maire a demandé aux Manteaux blancs de revenir l'année suivante. Une amitié qui se poursuit encore pour cette dixième édition. Infatigable, Marc Dagan ? Il l'assure, serein : « J'aime tellement ce que je fais que je continuerai tant que je pourrai. »

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