À Castillon, lorsque les conditions météorologiques sont favorables, l’annuelle Fête du Pain prend ses aises et, peu à peu, change de visage. Créée il y a plus de 25 ans par des amis défenseurs de l’ancienne commune de Foussignargues, elle avait pour but de remettre en état le four à pain du hameau et d’affirmer leur ancrage.
Une tradition familiale et conviviale
Pour célébrer cet événement et confirmer son caractère familial, le symbolisme du pain quotidien et les accompagnements culinaires cévenols (charcuteries, salades diverses, gibiers, fromages, pâtisseries…) se partageaient volontiers. Les libations des productions locales, pastis et clinton maison, vins des sables, Fleur des Neiges, eau-de-vie de « raques », subsistaient également.
L'arrivée providentielle des Enfarinés
La disparition des initiateurs de cette fête et de leurs enfants, devenus résidents secondaires exilés par la recherche d’un travail, a été compensée par l’arrivée inespérée et providentielle des « Enfarinés ». Venus avec l’amitié en bandoulière des contreforts du Morvan et de la région lyonnaise, ils ont apporté leurs connaissances, leurs équipements techniques, leurs recettes et leur énergie communicative. Leurs passages accompagnent et fédèrent les anciens résidents et les nouveaux originaires du Nord, de Belgique, de Paris, qui tentent et parviennent souvent à s’installer ici à temps complet.
Une édition 2026 réussie
Ce samedi 23 mai, les diverses sortes de pains, les rôtis fondants et les gratins savoureux avaient pour escortes des entrées, des spécialités de provinces et de pays plus ou moins lointains, et des farandoles de desserts souvent venus d’ailleurs. En accord avec la douceur de la soirée, les chansons prenaient sources et mélodies dans les variétés françaises. La fête a ainsi perpétué son esprit d’origine tout en s’ouvrant à de nouvelles influences, preuve que la tradition peut se renouveler sans perdre son âme.



