Le beau temps a incité les habitants et visiteurs à se retrouver au déjeuner du Club taurin Lou Senglié, à la Villa Mercelle, propriété de la manade Saumade, entourée de leurs beaux taureaux. Ce moment convivial a permis d’attendre, autour de bonnes charcuteries et de fromages, le départ de l’abrivado dirigée de mains de maître par la manade Agnel.
L’abrivado : une tradition mal comprise
On se trompe souvent en pensant qu’abrivado ou abrivada (suivant la norme mistralienne ou la mode classique) signifie « arrivée ». En réalité, cela veut dire « hâte » (abriva abriva) que prononçaient les gardians à l’entrée du village afin que l’on accélère les taureaux, car des plaisantins essayaient toujours d’écarter les chevaux pour qu’un taureau s’échappe.
Une course animée pour la jeunesse
La vache, ou plutôt le biou de 11 heures (qui est bien annoncé à midi sur les affiches), a eu des comportements de taureau de course et la jeunesse ne s’est pas trop confrontée à ce bestiau. Mais l’ambiance était toujours là. L’après-midi, la course a été bien différente de celle de la veille, selon de nombreux spectateurs, peut-être du fait du changement de certains raseteurs qui avaient pourtant de bons taureaux face à eux.
Le taureau pour la jeunesse était superbe, et certains raseteurs sont revenus en piste pour aider la jeunesse cailarène, un geste sympathique qui a ravivé l’ambiance du spectacle. Même si les ferias de Caissargues et surtout de Nîmes pouvaient laisser penser que le public allait être absent, c’est le bien contraire qui s’est produit.
Une bandido appréciée
La bandido a ravi le public, avec des cris entendus, signes d’un spectacle apprécié. Les festivités de la Pentecôte au Cailar ont ainsi offert un bel exemple de traditions taurines vivantes, mêlant convivialité, spectacle et émotion.



