La Feria d'Alès a innové cette année avec un concours de serveurs de paella qui a fait souffler un vent de folie sur le boulevard Louis-Blanc. Samedi après-midi, sous les yeux amusés des badauds, une dizaine de candidats se sont affrontés dans une épreuve aussi loufoque que festive.
Un concept original et interactif
Chaque participant, coiffé d'un casque de vélo orné d'une pointe, devait éclater des ballons gonflés dans un temps limité. À l'intérieur de certains ballons, des confettis indiquaient qu'un ingrédient factice pouvait être récupéré sur une table. Riz, poulet, moules ou légumes : chaque concurrent ne pouvait en choisir que trois pour composer sa paella. Mais attention, certains ballons cachaient de la farine, de la poudre colorée ou même de la peinture, provoquant des explosions hilarantes.
« Oh yoyoye, y'a panique en cuisine ! », s'exclamait le commentateur Sébastien Aberlenc, maître de cérémonie de cette animation déjantée. Le public, conquis, encourageait les candidats avec enthousiasme.
Un jury improvisé et des candidats créatifs
Les plats factices étaient ensuite présentés à un jury de circonstance : « Carmen et Don José », deux spectateurs choisis dans la foule. Ils notaient les créations de 1 à 10, tandis que certains concurrents tentaient de les corrompre avec des billets factices. L'ambiance bon enfant était garantie, ponctuée par les blagues de Sébastien Aberlenc. Quand une candidate oublia le riz, il lança : « Oh malheur, une paella sans riz... ».
La gagnante, Irène, venue de Tolède en Espagne, a remporté la poêle d'or, une poêle à paella siglée Feria 2026. Vêtue d'une robe rouge éclatante, elle a remercié la foule au micro : « Merci beaucoup, je viens de loin, ça me fait très plaisir. »
Ce concours a démontré que la créativité et la bonne humeur priment sur la cuisson. Une réussite pour cette première édition, qui devrait être reconduite.



