À l'occasion de l'inauguration du fonds documentaire Brassens à la bibliothèque de Saint-Gély-du-Fesc, jeudi 23 avril, l'association « J'ai rendez-vous avec vous » a proposé deux rendez-vous musicaux exceptionnels. Ces deux concerts ont été conçus comme des regards différents sur Georges Brassens : l'un tourné vers la transmission, l'autre vers l'amour.
Un après-midi familial et interactif
À 17 heures, place au spectacle familial « Rendez-vous en famille avec Brassens », une proposition gratuite et interactive portée par Djamel Djenidi. Dès les premières notes de « J'ai rendez-vous avec vous », le ton était donné : celui d'un Brassens vivant, accessible et joyeusement partagé avec les plus jeunes. Face à un public familial attentif, les enfants ont été invités à participer, répondre, s'interroger. « Connais-tu des chansons de Brassens ? Comment écrivait-il ? Pourquoi est-il venu vivre à Saint-Gély-du-Fesc ? » Autant de questions qui ont nourri un moment à la fois pédagogique et sensible.
Le spectacle a permis de découvrir ou redécouvrir plusieurs titres emblématiques comme Les Sabots d'Hélène ou Le Petit Cheval, tout en revenant sur des épisodes de la vie de l'artiste, notamment son lien fort avec la commune à travers Maurice Bousquet, ancien maire, ami proche et médecin qui l'accompagna jusqu'en 1981.
Un métissage musical salué
Djamel Djenidi, chanteur montpelliérain reconnu, a également livré un récit plus personnel, évoquant l'écoute de Brassens en Algérie. Une passerelle intime vers un autre moment fort du concert : l'adaptation de chansons du poète en version arabo-andalouse. Un métissage musical salué par le public.
« Pour continuer de chanter Georges Brassens dans cent ans, il faut commencer dès maintenant, jeune génération », a glissé Martin Weiss, président de l'association, comme une invitation.
Le soir, l'amour de Brassens pour Püpchen
À 20 h 30, changement d'atmosphère avec « Dans le cœur de Georges », porté par Livane Revel, chanteuse, comédienne et guitariste. Un spectacle consacré à l'amour singulier qui unissait Brassens à Joha Heiman, sa muse affectueusement surnommée Püpchen.
À travers les chansons dédiées aux femmes, à l'instar de La Non-demande en mariage, Saturne ou encore Je me suis fait tout petit, Livane a proposé un angle de vue original, redonnant relief et profondeur à des textes que l'on croyait connaître. Elle y dessine un Brassens libre, plus intime, plus amoureux.
Une journée placée sous le signe de la transmission et de la vitalité d'un artiste dont les chansons n'ont décidément pas fini de résonner.



