Les 5e plongent dans l'univers des chevaliers et blasons médiévaux
Les 5e découvrent chevaliers et blasons du Moyen Âge

Une immersion dans le Moyen Âge pour les 5e du collège Florian

Durant trois jours, les élèves des cinq classes de 5e du collège Florian ont pu se plonger dans l’histoire du Moyen Âge, grâce à Laurence Magnanelli, costumière de la Semaine cévenole. Elle leur a fait découvrir blasons et costumes apparus au cours de cette période qui s’est étendue du début du Ve à la fin du XVe siècle.

"Cette présentation est étroitement liée à leur programme d’histoire, mais aussi aux cours de français, d’arts plastiques et même de mathématiques", a-t-elle expliqué tout au long de sa présentation. Les blasons caractéristiques de cette longue période répondaient à un besoin de montrer sa position sociale mais avaient aussi un rôle stratégique.

Découverte de la science héraldique

Avant le règne de Charlemagne, les équipements des soldats sur les champs de bataille étaient identiques et rapidement, il est devenu indispensable de porter un signe distinctif afin que les adversaires puissent se reconnaître.

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Pour illustrer ses propos, Laurence Magnanelli est venue avec toute la panoplie du soldat : le casque du chevalier, le chapel qui protège les épaules, le casque bombé sur le dessus, l’épée, la cotte de mailles, le haubert, le bouclier sur lequel figurait le blason du seigneur, blason que l’on retrouvait aussi sur la cotte d’armes du seigneur. "À cette époque, tout le monde pouvait avoir un blason personnalisé, ce qui permettait de reconnaître les différents corps de métiers."

À l’occasion des tournois, les chevaux portaient également un caparaçon assorti à la tunique de leur cavalier. Des symboles que l’on retrouve sur les objets publicitaires.

L’intervenante a également présenté les couleurs des blasons qui se lisaient de haut en bas, de gauche à droite en commençant par le fond. Le jaune s’appelait or, le blanc argent, le rouge gueules, le noir sable et le bleu azur. Seul le vert appelé sinople était absent car c’était la couleur de l’Islam que combattaient les chevaliers chrétiens. Ultérieurement, le vert est apparu sur certains blasons pour indiquer l’origine rurale et agricole du village ou de la ville.

Cette plongée vivante dans l’histoire a passionné les élèves qui ont ensuite posé des questions pertinentes auxquelles Laurence Magnanelli a répondu avec plaisir, tant l’échange avec les jeunes a révélé leur intérêt pour cette science héraldique que beaucoup ne connaissaient pas.

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