La Lozère vue du ciel : une expérience à vivre en autogire
Embarquer à bord d'un autogire pour survoler la Lozère est une aventure accessible tout l'été grâce à l'école ULM Lozère. Le pilote Christophe Ansaldo, fort de plus de 10 000 heures de vol, propose des baptêmes de l'air qui révèlent la diversité des paysages lozériens.
Un décollage sensationnel
Sur la piste de l'aérodrome de Mende, l'autogire s'élance. Les hélices tournent à vive allure, la machine vibre légèrement, puis soudain, le petit frisson dans l'estomac annonce le décollage. "Nous sommes désormais à 450 mètres", annonce Christophe dans le casque. L'appareil vole à une vitesse de croisière d'environ 80 km/h, mais peut atteindre près de 120 km/h avec le vent, soit l'allure d'une voiture sur autoroute. Les secousses sont normales : "Le vent agit comme des vagues qu'on ne voit pas", explique le pilote.
Des paysages variés
Le vol offre un panorama exceptionnel : la vallée de Valdonnez, le causse de Sauveterre, Quézac, les gorges du Tarn, Sainte-Énimie, puis la vallée du Lot. Le tour se termine par une vue imprenable sur Mende, où l'on distingue la cathédrale et même les silhouettes de dinosaures dans les bois. L'aérodrome de Mende a d'ailleurs servi de décor pour la scène finale de la Grande Vadrouille.
Magie ou pollution ?
Christophe Ansaldo confie : "Ce que j'aime, c'est la beauté du paysage et le partager avec quelqu'un. Le jour où je me lasse, j'arrête." Chaque été, il réalise environ 400 vols touristiques. Les plus de 50 ans sont particulièrement nombreux : "On a vu le Concorde et les fusées à la télé ; les plus anciens ont assisté à l'atterrissage sur la Lune." Il a même fait voler une dame de 100 ans. Les jeunes, selon lui, sont moins enthousiastes, voyant de la pollution plutôt que de la magie. Pourtant, un autogire consomme l'équivalent d'une Clio essence ou d'une grosse moto, bien moins qu'un avion.
Histoire de l'autogire
Inventé en 1923, l'autogire a d'abord servi pour le courrier et l'observation. Pendant la guerre du Vietnam, l'hélicoptère, capable de décollage vertical, l'a supplanté. Mais depuis les années 1970, il est revenu comme machine de loisir, notamment aux États-Unis. Son rotor agit comme un parachute : en cas de problème, l'appareil descend progressivement, à l'image d'un fruit d'érable qui tournoie.
Informations pratiques
ULM Lozère propose des vols en biplace (avion ou autogire) toute l'année, avec des baptêmes de l'air de 10 minutes à 1 heure. Les machines ouvertes sont accessibles dès 12 ans, les fermées dès 6 ans. Tarifs à partir de 59 €. Renseignements sur le site de ULM Lozère.



