La Bibliothèque nationale de France (BnF) rend hommage à deux figures majeures du journalisme français : Séverine (1855-1929) et Andrée Viollis (1870-1950). L'exposition, intitulée « Séverine et Andrée Viollis : reportages des possibles », explore leur héritage et leur combat pour un journalisme d'investigation et d'engagement.
Deux vies dédiées à l'information
Séverine, de son vrai nom Caroline Rémy, fut la première femme journaliste à exercer en France. Proche de Jules Vallès, elle a marqué l'histoire par ses reportages sociaux et ses prises de position féministes. Andrée Viollis, de son côté, a couvert les grands conflits du XXe siècle, de la guerre d'Espagne à la Seconde Guerre mondiale, avec un regard acéré sur les droits humains.
Un journalisme d'engagement
L'exposition met en lumière leur approche commune : un journalisme qui ne se contente pas de relater les faits, mais qui s'engage pour la justice sociale. Séverine a défendu les ouvriers et les femmes, tandis qu'Andrée Viollis a dénoncé les atrocités coloniales et les totalitarismes. Leurs reportages, souvent réalisés dans des conditions dangereuses, ont ouvert la voie à une nouvelle génération de journalistes.
Des archives précieuses
La BnF présente des manuscrits, des photographies et des correspondances inédites, permettant de redécouvrir leur travail. Parmi les pièces exposées, on trouve des articles originaux de Séverine publiés dans Le Cri du peuple et les carnets de voyage d'Andrée Viollis en Indochine. Ces documents témoignent de leur courage et de leur perspicacité.
Un héritage toujours actuel
L'exposition souligne l'actualité de leur combat. Dans un contexte de crise du journalisme, leur exemple rappelle l'importance d'une presse libre et critique. Des conférences et des ateliers sont organisés en parallèle pour discuter de l'éthique du reportage et de la place des femmes dans les médias.
« Séverine et Andrée Viollis : reportages des possibles » est à voir à la BnF jusqu'au 30 septembre 2025. Une occasion unique de plonger dans l'histoire du journalisme et de célébrer deux pionnières.



