Que lit-on cette semaine ? La rédaction de « Sud Ouest » vous fait part de ses coups de cœur. À vous de piocher.
Roman
Gustave Bonsoir est un jeune homme un peu gauche, plein de drôlerie, mais qui peine à la mettre en scène, alors qu'il rêve de stand-up et d'applaudissements. Dans « Je suis drôle » (éd. Gallimard, 192 p., 20 €), David Foenkinos navigue avec une tendresse douce-amère sur le thème de faire rire pour être aimé.
Récit
L'autrice Siri Hustvedt aimait un homme, son mari, l'écrivain américain Paul Auster. Dans « Ghost Stories » (éd. Gallimard, 420 p., 24 €), elle relate leur vie et sa disparition. Un récit de deuil d'une dignité, d'une élégance et d'une émotion à nulle autre pareille, magnifique.
Récit autobiographique
Frédéric Pommier, journaliste sur France Inter, relate comme dans une tragédie les quarante années de souffrances engendrées par les viols qu'il a subis enfant, dès l'âge de 5 ans. « Derrière les arbres » (éd. Flammarion, 336 p., 21,50 €) est un récit juste, cru et poignant.
Roman noir
Qui a tué Thomas de Lazcano dont le cadavre a été trouvé sur un territoire où les armes d'ETA ont tardé à être rendues ? Entre Pays basque et Landes, le major de gendarmerie Goya va découvrir que de sales blessures n'ont pas su se refermer. « La belle sera partout », de Jean-Michel Mariou (éd. Cairn, 192 p., 13 €), réveille des secrets enfouis et les lâchetés des hommes.
Biographie
À travers la figure méconnue d'un collectionneur passionné et bibliophile visionnaire, le journaliste italien Carlo Jansiti ressuscite avec « Les Plaisirs et les Jours de Jacques Guérin » (éd. Seuil, 336 p., 22,90 €) un destin hors du commun, au carrefour des plus grands écrivains et artistes du XXe siècle.
Roman graphique
Le dessinateur québécois Guy Delisle livre une version dessinée de « L'Occupation des sols » (éd. Gallimard BD, 80 p., 15,90 €), nouvelle de Jean Echenoz publiée en 1988, sans trahir le souvenir merveilleux de ses lecteurs. Un doux moment de mélancolie qui raconte le deuil impossible d'un père et son fils.
Roman
C'est une plongée dans un Bordeaux en effervescence. Le romancier et médecin bordelais François Garcia se remémore, via son double Paco Lorca, ses débuts de médecin libéral dans une ville échauffée par la prochaine élection de François Mitterrand. Un roman humaniste et trépidant : « Chronique des jours ardents » (éd. Le temps qu'il fait, 210 p., 20 €).



