Bastien Vivès signe un album d’une dinguerie savoureuse, un véritable western planté dans une fausse Bruxelles. Ou l’inverse... Quand un auteur fait dérailler sa propre série, cela donne « Midi entre quatre planches », le troisième volet de « Lune de miel ». Cette série est née de l’imaginaire de Bastien Vivès, alors encore empêtré dans la polémique suscitée par ses titres à caractère pornographique.
Une déclaration d’amour à la BD d’aventure
Ce nouvel opus est une déclaration d’amour à la bande dessinée d’aventure des années 1970-1980. Les héros Sophie et Quentin vivent durant leurs congés des aventures dignes de celles de Bob Morane ou Bernard Prince. Mais Vivès loucherait-il cette fois sur l’univers d’Olivier Rameau et Colombe Tiredelle, de Dany et Greg, dont l’absurde est le principal moteur ?
Un basculement dans le surréalisme
L’auteur de « Lastman » fait en effet basculer le couple, en déplacement en Belgique pour une conférence sur le surréalisme, dans une dimension… « surréaliste ». Ils atterrissent dans une Bruxelles bis, régie selon les codes du western traditionnel. Le récit est d’une savoureuse dinguerie.
Un exemplaire de « La Trompette du silence » trône en évidence sur la couverture. Coïncidence ? « Lune de miel », T3, « Midi entre quatre planches », de Bastien Vivès, éd. Casterman, 48 p., 14,95 €.



